Brèves

Consulter toutes les brèves.

Consolider les comités d’éthique du travail social et renforcer leur impact (29 septembre 2017)

Sous l’égide du Haut Conseil du travail social, une journée de réflexion s’est tenue vendredi 29 septembre au ministère des solidarités et de la santé. Elle visait à « consolider les comités d’éthique du travail social et elle a rassemblé des acteurs aussi divers que les conseils départementaux, les associations gestionnaires d’établissements et de services sociaux ou médico-sociaux, ainsi que les représentants des personnes accompagnées ou accueillies.

Mme Brigitte Bourguignon, Présidente du Haut conseil du travail social, a ouvert cette rencontre, en rappelant les axes de travail du Haut conseil. Elle a détaillé les travaux de cette instance en matière d’éthique et de déontologie, qui doivent permettre de sécuriser les travailleurs sociaux dans leurs pratiques. Cet appel au pragmatisme et à la coproduction de ressources et d’outils au service de l’ensemble des comités d’éthique a également été relayé par Monsieur François Roche, coordinateur de la commission éthique et déontologie du travail social qui, avec l’appui de l’Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA) et de la direction générale de la cohésion sociale, participait à l’organisation de cette journée.

La présentation des résultats d’une enquête flash, réalisée par l’ANSA, sur les comités d’éthiques locaux a été le point de départ d’échanges qui se sont poursuivis dans différents sous-groupes. Une table-ronde sur l’utilité des comités éthiques locaux a également permis de recueillir les témoignages d’acteurs divers : pilote de comité, personne accompagnée, travailleur social, directeur d’action sociale, correspondant informatique et libertés, universitaire membre de comité, cheffe de projet…

La richesse des échanges a mis en lumière l’intérêt des comités d’éthique et leur dynamisme.
Les résultats des différents ateliers viendront alimenter une « feuille de route » pour la création de comités éthiques locaux là où ils n’existent pas encore, pour la consolidation des comités existant et pour leur mise en réseau. Ce document sera élaboré par la Commission éthique et déontologie du travail social.
Il a été rappelé en conclusion de la journée que les comités peuvent saisir la Commission éthique et déontologie HCTS sut toute question relevant de son champ de compétence. Il a, enfin, été proposé de réunir à nouveau les comités d’éthique en 2019.


Lancement de trois nouveaux groupes de travail thématiques (7 juillet 2017)

  • Un premier groupe de travail concerne l’ancrage territorial. Il a pour mandat de repérer des initiatives locales existantes en matière de gouvernance du travail social, de préciser les objectifs et missions qui pourraient être confiés à des instances territorialisées et établir un « référentiel » précisant les modalités de fonctionnement envisageables
  • Un deuxième groupe sur le développement social aura pour objet de rendre lisible et capitaliser la connaissance et les pratiques en matière de développement social, d’élaborer des outils pratiques, d’établir des indicateurs d’évaluation et de trouver des leviers de communication permettant de sensibiliser les dirigeants territoriaux à ces questions.
  • Un troisième groupe sur les usages du numériques dans le travail social s’attachera à trouver des pistes permettant que le travail social bénéficie des potentialités ouvertes par les outils numériques pour améliorer la qualité de l’accompagnement des personnes.

Adoption de la définition du travail social dans le code de l’action sociale et de la famille (décret n°2017-877 du 6 mai 2017)

Le travail social vise à permettre l’accès des personnes à l’ensemble des droits fondamentaux, à faciliter leur inclusion sociale et à exercer une pleine citoyenneté. Dans un but d’émancipation, d’accès à l’autonomie, de protection et de participation des personnes, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, le changement social, le développement social et la cohésion de la société. Il participe au développement des capacités des personnes à agir pour elles-mêmes et dans leur environnement.

A cette fin, le travail social regroupe un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire. Il s’appuie sur des principes éthiques et déontologiques, sur des savoirs universitaires en sciences sociales et humaines, sur les savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social et les savoirs issus de l’expérience des personnes bénéficiant d’un accompagnement social, celles-ci étant associées à la construction des réponses à leurs besoins. Il se fonde sur la relation entre le professionnel du travail social et la personne accompagnée, dans le respect de la dignité de cette dernière.

Le travail social s’exerce dans le cadre des principes de solidarité, de justice sociale et prend en considération la diversité des personnes bénéficiant d’un accompagnement social.


Disparition de « Jacques Ladsous » (19 avril 2017)

« C’est avec une grande tristesse que les membres du Haut conseil du travail social ont appris le décès de Jacques Ladsous, ancien vice-président du Conseil supérieur du travail social (CSTS), et travailleur social engagé.Retour ligne automatique
Résistant, éducateur spécialisé, formateur, directeur d’établissement de protection de l’enfance, vice-président des CEMEA (Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active), secrétaire général du CEDIAS-Musée social, vice-président de l’association 7.8.9 Vers les États Généraux du Social, Jacques Ladsous avait consacré sa vie professionnelle et de militant, jamais achevée, à faire émerger des pratiques professionnelles nouvelles et audacieuses notamment en faveur d’une « éducation citoyenne » fondée sur la co-construction des réponses sociales et éducatives.Retour ligne automatique
Nos fraternelles pensées vont à sa famille et à ses proches.
 »

Paris, le 19 avril 2017

Brigitte Bourguignon
Députée du Pas-de-Calais
Présidente du Haut conseil du travail social