Aider les parents à être parents

Le rapport "Aider les parents à être parents : le soutien à la parentalité, une perspective internationale" réalisé par le Centre d’analyse stratégique (devenu depuis France Stratégie) a été remis au ministre délégué à la famille, le 3 septembre 2012.

Introduction de Vincent Chriqui, alors directeur général du Centre d’analyse stratégique

L’ensemble des pays développés fait preuve aujourd’hui d’un appétit croissant pour les services de soutien à la parentalité, dans un contexte de transformation des structures familiales et d’intérêt porté à la logique de « l’investissement social ». Dans cette perspective, ce rapport du Centre d’analyse stratégique se fixe une triple ambition.

La première est d’éclairer les débats français sur cette question par une approche résolument internationale. En fonction des contextes nationaux, les réponses apportées divergent : des pays ont tendance à cibler certains publics, d’autres développent des politiques généralistes destinées à l’ensemble des parents. En partenariat avec des experts français et étrangers, nous avons souhaité relever les
tendances communes aussi bien que les singularités nationales.

Notre deuxième ambition est de nourrir la réflexion par des exemples concrets. Une cinquantaine de pratiques sont ainsi clairement décrites dans ce rapport et répertoriées en annexe. Il s’agit de mettre en évidence les dispositifs les plus prometteurs mais également ceux qui ont le plus suscité notre curiosité. Ce projet a donc en partie été conçu comme une « boîte à outils et idées » pour les acteurs de ces politiques publiques.

Notre troisième ambition est de porter un message : les pouvoirs publics ont intérêt à développer les services de soutien à la parentalité en complément des services visant à concilier vie personnelle et vie professionnelle, et en complément des prestations monétaires familiales. Il s’agit non seulement de répondre à une demande mais également de promouvoir le bien-être des parents et le « bien-devenir »
des enfants. Pour ce faire, il convient de banaliser le recours à ce type de services en évitant tout risque de stigmatisation ou de prescription, et en répondant de manière concrète aux nouveaux besoins exprimés ou ressentis par les parents.