Plan cancer 2014-2019 - 4ème rapport au président de la République

Dans ce 4ème rapport adressé au président de la République, l’Institut national du cancer, responsable du pilotage du Plan cancer 2014-2019 pour le compte des ministres chargés de la santé et de la recherche, présente avec ses partenaires la progression globale et l’avancement des 208 actions.

À deux ans de l’échéance du troisième Plan cancer, la mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux et nationaux a permis de réaliser près des deux tiers des jalons du Plan.

L’année 2017 a vu des avancées concrètes dans tous ses champs d’interventions, prévention, dépistage, recherche, offre de soins et recommandations.

En septembre 2017, l’Institut national du cancer a renouvelé sa campagne « 40 % des cancers sont évitables », davantage cette fois centrée sur l’alimentation et l’alcool. Un travail de prévention qui se poursuit avec les conclusions d’un avis d’experts appelant à un renouvellement de l’action publique en matière d’alcool et des repères de consommation.

La lutte contre le tabagisme quant à elle s’affermit, avec la décision du gouvernement d’augmenter significativement le prix du tabac -mesure dont l’efficacité est démontrée-, le renouvellement de l’opération « Moi(s) sans tabac » coordonnée par Santé publique France, et la création d’un fonds de lutte dédié, alimenté par une contribution sociale sur le chiffre d’affaires des distributeurs de tabac.

Le plan de modernisation du dépistage du cancer du sein lancé en avril 2017 est engagé autour de trois axes : le renouvellement de l’information avec la publication d’un nouveau livret d’information des femmes et d’un site internet ; l’instauration d’une première consultation dédiée à la prévention à 25 ans ; l’expérimentation de la dématérialisation des mammographies dans la perspective d’améliorer la qualité et l’efficience du programme.

L’année 2017 a également permis de préparer la généralisation du dépistage du cancer du col de l’utérus, avec pour objectifs de réduire l’incidence comme le nombre de décès, et de développer la vaccination contre les papillomavirus humains.

L’accompagnement des entreprises facilite le maintien et le retour à l’emploi des salariés touchés par un cancer. Dix-sept d’entre elles, employant plus de 300 000 personnes, se sont engagées sur des mesures concrètes. La démarche rencontre un écho très positif, et fait tache d’huile auprès d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. Cet effort trouve désormais un relais déterminant dans les plans régionaux de santé au travail.

Tout en poursuivant son effort de soutien à la recherche fondamentale, l’Institut national du cancer a lancé le programme AcSé E-Smart qu’il cofinance avec l’Institut Gustave Roussy, l’association Imagine for Margo et la Fondation ARC et qui permet un accès à l’innovation pour 70 enfants en échec thérapeutique dans 20 pathologies différentes.

L’Institut national du cancer mobilise ses partenaires, communauté des soignants, chercheurs, acteurs de la prévention, des grandes associations et fondations dans la lutte contre les cancers et pour répondre aux attentes des malades et de leurs proches. Il s’agit collectivement de veiller à la cohérence des actions autour des objectifs communs du Plan cancer. Si notre organisation et notre mobilisation sont fortes, il ne faut pas masquer l‘importance et la complexité de la tâche à venir, en raison à la fois des évolutions démographiques qui voient le nombre de cas de cancers augmenter, et de progrès thérapeutiques qu’il faudra stimuler, évaluer et rendre accessibles à tous. Alors que la fin du Plan approche, et alors que sa mise en œuvre s’avère satisfaisante, nous devons persévérer afin de faire naître de nouveaux espoirs : pour les malades, pour leurs proches, pour tous nos concitoyens.

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