Gare aux excès durant l’été !

L’été est souvent synonyme de fêtes entre amis, autrement dit, d’excès à répétition. L’abus d’alcool et la consommation de substances psychoactives augmentent les risques sur la route, mais également la contraction d’infections sexuellement transmissibles ou la survenue de grossesses non désirées.

La vigilance ne doit pas prendre de vacances !

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La surconsommation d’alcool : responsable d’un tiers des accidents mortels

Selon la sécurité routière, la surconsommation d’alcool est en cause dans un tiers des accidents mortels, entraînant chaque année en France plus d’un millier de décès. Les jeunes sont particulièrement concernés : un quart des tués est âgé de 18 ans à 24 ans.
La période estivale, durant laquelle de nombreux événements festifs sont organisés, contribue largement à alourdir ce bilan.
L’alcool, rappelle Santé publique France accentue la fatigue, cause des pertes de mémoire, entraîne une baisse de lucidité. Ne pas boire avant de prendre le volant et empêcher un ami alcoolisé de conduire restent les deux meilleures assurances vie.

Pour aller plus loin :

Consommation de drogues

Le cannabis est une substance dangereuse, particulièrement pour les jeunes. Sa consommation régulière peut provoquer des difficultés de concentration, de mémorisation, et impacter la vie scolaire, sociale. Or, en 2014, près de la moitié des jeunes de 17 ans déclaraient avoir déjà fumé du cannabis au cours de leur vie. Il s’agit par ailleurs de la substance illicite la plus consommée parmi les adultes.
La consommation d’autres substances illicites, telles que la cocaïne ou l’ecstasy, est beaucoup moins fréquente, mais tout aussi préoccupante.

La consommation de ces substances n’est pas recommandée.
Néanmoins, en cas de consommation, certains principes permettent de réduire les risques d’accidents :

  • ne pas consommer plusieurs substances psychoactives en même temps ou successivement, y compris l’alcool ;
  • ne consommer que dans des conditions hygiéniques et sûres. En particulier recourir aux matériels de consommation prévus à cet effet mis à la disposition des usagers par des associations de réduction des risques et vendus en pharmacie.

Pour aller plus loin :

IST et grossesses non désirées

VIH, hépatite B, chlamydia, papillomavirus, gonococcies, syphilis… Les infections sexuellement transmissibles peuvent avoir un impact dévastateur sur notre santé.
L’alcool et la consommation de substances psychoactives affectent le libre-arbitre et la capacité à dire non. « Le risque est d’avoir une relation sexuelle non souhaitée ou non protégée, exposant à un risque de grossesse non désirée ou de contamination », met en garde le site Alcool Info Service. Chaque année, en France, plus de 6 200 nouveaux cas de séropositivité sont recensés.

Pour se protéger des infections sexuellement transmissibles ou éviter une grossesse non désirée, le préservatif reste le moyen le plus efficace.
Santé publique France met à disposition du public jeune des brochures et des sites internet interactifs visant à promouvoir l’usage du préservatif et familiariser avec leur utilisation : onsexprime.fr.

Afin de réduire le risque de grossesse non désirée lors d’une relation sexuelle mal protégée (accident de préservatif, oubli de pilule), pensez à la contraception d’urgence. Sa délivrance en pharmacie ou dans un centre de planification ou d’éducation familiale (CPEF) est sans ordonnance (anonyme, gratuite pour les mineures). Elle doit être prise le plus rapidement possible et jusqu’à 5 jours après le rapport à risque.

Le dépistage
Quand faire un dépistage du VIH ?
Le dépistage du VIH peut et doit être fait aussi souvent que nécessaire, une fois dans sa vie pour tout le monde (hors notion d’exposition à un risque) et de manière très régulière pour les publics très exposés aux risques.

Où faire un dépistage du VIH et des IST ?
En se rendant chez son médecin traitant qui établira une ordonnance : le test est dans ce cas remboursé à 100 % par la Sécurité sociale.
Dans un CeGIDD (centres gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des IST). Dans ces centres : test gratuit, anonyme et sans rendez-vous.
Directement dans un laboratoire d’analyses médicales.

Le TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) est une offre de dépistage VIH qui permet d’obtenir, à partir d’une goutte de sang recueillie au bout du doigt, un résultat sous 30 minutes. Gratuit et anonyme, ce test est réalisé par des professionnels de santé dans des structures médicalisées ou par des personnels d’associations habilitées par les agences régionales de santé (ARS), qui ont reçu une formation spécifique, afin d’accompagner, de conseiller et d’orienter les personnes testées.
En cas de résultat positif, le résultat d’un TROD doit être confirmé par un test classique. Attention, ce test ne dépiste pas les autres IST, ni les hépatites

Des autotests VIH sont disponibles en France depuis septembre 2015, ils sont dispensés par les pharmaciens d’officines. Ces autotests peuvent être faits par chaque personne qui souhaite se dépister elle-même. Ils ne permettent de détecter qu’une infection relative à une prise de risque datant de plus de 3 mois. En cas de résultat positif, le résultat d’un autotest devra être confirmé par un test classique. Attention, l’autotest ne dépiste pas les autres IST, ni les hépatites !