La qualité de vie au travail

La qualité de vie au travail désigne et regroupe sous un même intitulé les actions qui permettent de concilier amélioration des conditions de travail pour les salariés et performance globale des établissements de santé.

 

Qualité de vie au travail : de quoi parle-t-on ?

La qualité de vie au travail désigne et regroupe sous un même intitulé les actions qui permettent de concilier amélioration des conditions de travail pour les salariés et performance globale des établissements de santé. Elle s’appuie sur l’expertise des professionnels quant à leur propre travail et à leur capacité à identifier des marges de manœuvres et des moyens d’améliorer les organisations. Cette démarche est d’autant plus nécessaire quand les organisations se transforment. Elle appelle à des modifications managériales pour sortir d’un système hiérarchique descendant et aller vers une organisation plus transversale et plus souple qui permet des prises de décision nourries également des expériences de terrain. Elle n’est pas limitée à certaines personnes désignées, elle est l’affaire de tous.

Dans le cadre de la stratégie nationale pour l’amélioration de la qualité de vie au travail « Prendre soin de ceux qui nous soignent », elle inclut également la prévention des risques psycho-sociaux dans l’objectif d’améliorer plus globalement la santé au travail.

Consulter le dossier de la haute autorité de santé - HAS

 

Une stratégie nationale pour « Prendre soin de ceux qui nous soignent »

Choisir un métier dans le domaine de la santé relève le plus souvent d’un engagement, du choix d’un métier-passion. Une passion qui se confronte aux contraintes horaires et physiques, à la charge mentale et émotionnelle, ce qui nécessite une réponse spécifique.
Différentes réformes engagées récemment comme la Loi de modernisation de notre système de santé, le virage ambulatoire et la mise en place des groupements hospitaliers de territoire - GHT transforment profondément l’organisation du travail des professionnels exerçant dans les établissements et en ambulatoire. Il est nécessaire de prendre en compte les conséquences de ces évolutions sur les conditions de travail des personnels, de les associer à la mise en œuvre des réformes afin qu’elles soient accompagnées, acceptées et adaptées

La stratégie est composée de deux volets :

- un pour les personnels exerçant en établissement sanitaires sociaux et médico-sociaux,
- un pour les personnels exerçant en ambulatoire,

car travailler sur la qualité de vie au travail doit tenir compte des spécificités et des contraintes de chacun des modes d’exercice, même s’ils présentent tous les deux comme ambition :

- une impulsion nationale portée par tous les acteurs : institutions, ordres, syndicats, fédérations
- l’amélioration de l’environnement et des conditions de travail
- l’amélioration de la sécurité des professionnels
- la prévention et la prise en charge de la souffrance au travail.

Pour en savoir plus

La stratégie nationale de santé

pdf Discours de la ministre chargé de la santé lors du colloque QVT du 11 (...) Téléchargement (216.8 ko)
pdf Discours de cloture par Cécile Courrèges - DGOS Téléchargement (55.5 ko)

 

Une impulsion nationale

Une impulsion nationale déclinée en :

Un médiateur national : la nomination d’un médiateur national, en la personne d’Edouard Couty comme préfigurateur en janvier 2017, en charge de rendre un rapport d’orientation pour la mise en place d’un dispositif de médiation nationale qui prévoit de s’appuyer sur des médiateurs régionaux et de traiter, à l’aide d’un comité des pairs.

Une mission nationale : la mission nationale impulse une dynamique pour la mise en œuvre de la stratégie en coordonnant les travaux autour de la mise en œuvre des deux volets de la stratégie. Elle recense, valorise et diffuse les bonnes pratiques en privilégiant la mise en réseau des professionnels et institutions.

Un observatoire : sa mission sera d’observer d’une part, la qualité de vie au travail en recueillant et en diffusant les expériences recueillis auprès des professionnels, établissements ou leurs représentants et d’autre part, les risques psycho-sociaux des professionnels de santé exerçant en établissement et en ambulatoire pour mieux identifier et faire connaître les méthodes de prévention.
Il est co-animé par la direction générale de l’offre de soins - DGOS et l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) en partenariat avec la HAS.

Un exemple concret : les clusters sociaux

Une journée nationale sur la qualité de vie au travail, organisée par la DGOS, la HAS et l’ANACT, a eu lieu au ministère le 11 septembre dernier.
L’occasion d’évoquer un des outils

Un cluster social regroupe de 5 à 8 établissements qui souhaitent traiter une même problématique en bénéficiant des réflexions et de l’expérience de chacun. Selon le thème retenu, le cluster peut présenter une certaine forme d’homogénéité (en termes de secteur d’activité, de statut, de taille …) ou au contraire être assez hétérogène.
Entre 2016 et 2017, 189 établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, issus du secteur public ou du secteur privé, ont participé à 29 clusters sociaux QVT. Quasiment toutes les régions ont participé à l’une et/ou l’autre des 2 vagues de clusters et les ARS ont été impliquées dans le choix des thématiques et du pilotage régional de la démarche, avec l’appui des ARACT.

 

Les premières réalisations : la boite à outils

Beaucoup d’acteurs se mobilisent pour faire vivre la qualité de vie au travail et améliorer la santé et la sécurité des professionnels en réalisant des outils, des expérimentations, des publications.
Cette rubrique a pour objectif de les faire connaître.
Si vous aussi, vous avez mis en place une initiative que vous souhaitez communiquer, n’hésitez pas à nous en faire part.

Une dynamique basée sur la valorisation des bonnes pratiques

En cours de construction, cette rubrique s’alimente des expérimentations réalisées par les professionnels, les établissements souhaitant partagés leur démarche, les enseignements ou les difficultés rencontrées.

Plusieurs expérimentations ont été accompagnées depuis 2015 par la HAS et l’ANACT en lien avec la DGOS. Les premières monographies ont été publiées à l’occasion du colloque du 11 septembre 2017.

Des formations

Concernant la fonction publique hospitalière, l’instruction ANFH n° DGOS/RH4/DGCS/4B/2017/211 du 26 juin 2017 relative aux orientations retenues pour 2018 en matière de développement des compétences des personnels des établissements prévoit de :

- déployer la qualité de vie au travail dans les établissements de la fonction publique hospitalière - FPH
- former les professionnels de santé en matière de vigilance, de prévention, de protection et de réaction dans le cadre de l’amélioration de la sécurité globale de l’établissement de santé
- former à la prévention et à la détection des risques psycho-sociaux.

Une formation délivrant un diplôme Inter-universitaire Université Paris Diderot et Université de Toulouse « Soigner les soignants »
Cette formation vise à renforcer les compétences autour de quatre thématiques :

- devenir médecin et rester une personne
- assumer et gérer l’erreur médicale
- prévenir et accompagner les pathologies des soignants
- connaître et utiliser au mieux les ressources médicales, sociales et organisationnelles disponibles.

 


Source :
Direction générale de l’offre de soins (DGOS)
14 avenue Duquesne 75350 Paris 07 SP