Intoxications au monoxyde de carbone : les chiffres - la surveillance

Bilan des accidents 2015/2016

Entre le 1er septembre 2015 et le 31 mars 2016 [1] , c’est-à-dire au cours de la dernière période de chauffe pendant laquelle ont lieu plus de 80% des intoxications annuelles, 871 épisodes d’intoxication domestique au CO survenus par accident et impliquant 3 608 personnes, ont été signalés au système de surveillance géré par l’Agence Nationale de Santé Publique.

Surveillance

La persistance des intoxications au monoxyde de carbone chaque année dès le début de la période de chauffe montre combien les efforts déployés pour lutter contre ces intoxications doivent être encore intensifiés. A cette fin, un dispositif de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone a été mis en place en 2005 par la direction générale de la santé et la direction générale de l’aviation civile. Ce dispositif vise un double objectif : l’alerte à visée préventive immédiate afin d’écarter les personnes exposées de la source de monoxyde de carbone et la prévention des premières intoxications ou récidives par la gestion du risque d’une part, et l’information à visée épidémiologique. Le système de surveillance des cas d’intoxications repose sur un dispositif de déclaration par :

- les services d’urgence des hôpitaux ;
- les services d’oxygénothérapie hyperbare ;
- les services d’incendie et de secours (Sdis) ;
- les laboratoires d’analyses médicales ;
- les médecins généralistes…

Les signalements sont reçus en fonction de l’organisation mise en place au niveau régional dans les Agences régionales de santé (ARS), les services communaux d’hygiène et de santé (SCHS) pour les municipalités qui en disposent, ou encore dans les centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV).

Des enquêtes environnementales et médicales sont alors mises en œuvre pour décrire les cas et identifier l’origine de l’intoxication.

L’ensemble des données, recueilli par questionnaires standardisés dans une application informatique, est exploité par l’Agence Nationale de Santé Publique dans une perspective épidémiologique.

Source :

Direction générale de la santé
Sous direction Prévention des risques liés à l"environnement et à l’alimentation
Bureau EA2 - Environnement intérieur, accidents de la vie courante et maladies du travail
14, avenue Duquesne - 75007 Paris

[1Hors période de chauffe, entre mars et septembre, le nombre d’intoxications au monoxyde de carbone est en très forte baisse (20% des intoxications annuelles) car la majorité des intoxications a pour origine une installation de chauffage.