L’accident vasculaire cérébral

L’accident vasculaire cérébral (AVC), est une pathologie fréquente, grave et à l’origine de nombreuses situations de handicap. Une prise en charge très précoce peut éviter les complications et en limiter les séquelles.

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Longtemps considéré comme une fatalité, l’AVC, souvent appelé « attaque cérébrale », est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau, qui entraîne la mort des cellules cérébrales.

Chaque année, 150 000 personnes sont victimes d’un AVC, plus de 110 000 sont hospitalisées et 30 000 en décèdent. Cette pathologie représente la première cause nationale de handicap acquis de l’adulte : plus de 500 000 Français vivent avec des séquelles. Il représente aussi la 3ème cause de mortalité chez l’homme et la 2ème chez la femme, après les cancers et l’infarctus du myocarde.

L’AVC est une course contre la montre : plus la prise en charge est rapide, moins les séquelles sont importantes. A l’apparition des premiers symptômes, il faut appeler le 15 pour faire intervenir les secours rapidement.

La poursuite des actions a permis d’améliorer la prévention et l’information de la population avant, pendant et après l’AVC, notamment en informant la population depuis les signes d’alerte jusqu’à l’accompagnement du handicap. En effet, le temps d’intervention est primordial puisque les traitements désobstructifs doivent être administrés dans les 4 heures qui suivent l’apparition des premiers signes.

 

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135 unités neuro-vasculaires (UNV) sont réparties sur l’ensemble du territoire et permettent une prise en charge pluriprofessionnelle. 2/3 des patients victimes d’AVC sont pris en charge dans un établissement de santé disposant d’une UNV. Parmi eux, 60% intègrent l’unité, les autres bénéficiant d’une expertise neuro-vasculaire.

L’accompagnement des personnes atteintes reste une préoccupation. Le renforcement des capacités des personnes est développé notamment par l’éducation thérapeutique du patient. Des dispositifs d’accompagnement sanitaire, social et administratif des personnes atteintes de maladies chroniques et des personnes handicapées sont soutenus et le projet de modernisation du système de santé y contribue Cet accompagnement sera mis en place en fonction des besoins, des attentes et des volontés de la personne.

Enfin, la priorité est résolument donnée à la prévention et au contrôle des facteurs de risques de l’AVC, notamment : hypertension artérielle, tabac, obésité abdominale, diabète et sédentarité. C’est un pivot de la stratégie nationale de santé. A ce titre, le programme national de réduction du tabagisme, le programme national nutrition santé et dans le cadre de la LMSS, l’introduction de l’étiquetage nutritionnel des aliments et la prescription médicale de l’activité physique contribuent à agir sur les modes de vie déterminants de risque d’AVC.

 

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L’AVC bénéficie depuis plusieurs années de progrès thérapeutiques mais il doit continuer à être perçu comme une urgence grave par le grand public. Cela, avec un enjeu parfois vital : reconnaitre les signes d’alerte de l’AVC afin de mettre en place au plus vite un traitement spécifique.

En présence des signes caractéristiques de l’AVC
(déformation de la bouche, faiblesse d’un côté du corps et difficultés à parler), composez immédiatement le 15 (SAMU/centre 15).


Plus la prise en charge est rapide, plus les séquelles sont potentiellement limitées.

 

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Source :
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Direction générale de la santé
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