Prévention et dépistage de l’infection à VIH

La Direction générale de la santé met à disposition des professionnels de santé des rapports d’études, recommandations pour les aider dans leur pratique professionnelle.

Prévention de l’infection à VIH

Prévention et réduction des risques dans les groupes à haut risque
Si les préservatifs restent le socle de la prévention du VIH par transmission sexuelle, cette norme préventive s’articule avec d’autres méthodes de réduction des risques : PrEP (Prophylaxie Post Exposition), traitement antirétroviral, communication explicite entre partenaires, stratégies sero-adaptatives… Le présent rapport a pour objet d’étudier les nouvelles méthodes de prévention des personnes à haut risque.

pdf Rapport « Prévention et réduction des risques dans les groupes à haut risque (...) Téléchargement (4.7 Mo)


Usage et opportunité du recours à l’interprétariat
A l’ère d’une médecine moderne, le droit d’information du patient a été élargi à celui d’une décision médicale partagée. Dans ce contexte, le patient allophone (nonfrancophone) représente un cas particulier. A des fins de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses, et dans le respect de l’éthique médicale, la Direction Générale de la Santé (DGS) du ministère des affaires sociales et de la santé soutient depuis 20 ans l’accès aux services d’interprètes professionnels dans la prise en charge des patients allophones. La présente étude a pour objet d’investiguer les pratiques d’interprétariat en cours dans les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles de dépistage (CeGIDD), CLAT et services hospitaliers prenant en charge le Vih/sida.

pdf Rapport d’étude "Usage et opportunité du recours à l’interprétariat (...) Téléchargement (3.1 Mo)
pdf Synthèse du rapport d’étude Téléchargement (434.5 ko)


Concernant la prévention du risque d’infection par le VIH en milieu médical
La présente note aborde la question du dépistage systématique des personnels soignants. Plusieurs
fois saisi sur la question du dépistage obligatoire, le Conseil national du sida et des hépatites virales a toujours souligné son attachement au principe du consentement libre et éclairé de la personne à se faire dépister. Il s’agit donc d’examiner si des exceptions devraient être prévues en ce qui concerne les soignants.

pdf Avis du Conseil national du sida sur le dépistage obligatoire des (...) Téléchargement (121.3 ko)


Rapport sur la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH
Considéré comme une référence par les professionnels de l’infection à VIH. Il est un exemple de contribution collective à la promotion de la santé, de la qualité des soins et de la démocratie sanitaire.

Le rapport de recommandations du groupe d’experts sur la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH a été publié en septembre 2013, sous l’égide de l’Agence nationale de recherches sur le Sida et les Hépatites virales (ANRS) et du Conseil National du Sida (CNS) à la demande de la Ministre. Cet important ouvrage présente un état des lieux épidémiologique en France ; d’un point de vue pratique, il apporte :
- des recommandations précises relatives aux indications et modalités de prescriptions des antirétroviraux ;
- des orientations claires de prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) pour l’ensemble des problèmes de santé auxquels ils peuvent être confrontés.
- une synthèse sur les stratégies de dépistage et de prévention.

En 2015, le groupe d’experts pour la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH a procédé à l’actualisation des recommandations concernant la prophylaxie pré-exposition (PrEP). Trois chapitres du rapport 2013 ont également fait l’objet d’une actualisation en 2015 : Optimisation du traitement antirétroviral en situation de succès virologique (switch), Prise en charge des enfants et des adolescents, Désir d’enfant et grossesse (incluant la prise en charge du nouveau-né de mère vivant avec le VIH).

pdf Recommandations données par le dernier Rapport Morlat - septembre 2013 (...) Téléchargement (3.1 Mo)


La Prévention pré-exposition (PrEP)

Une association de deux antirétroviraux (le fumarate de ténofovir disoproxil et l’emtricitabine) communément appelée prophylaxie pré-exposition au VIH ou PrEP peut être prescrit pour prévenir le risque d’infection à VIH par voie sexuelle.

La mise en place d’une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) pour le Truvada dans la prophylaxie pré-exposition au VIH, en tant qu’outil additionnel d’une stratégie de prévention diversifiée chez les personnes âgées de 18 ans ou plus à haut risque d’acquisition du VIH par voie sexuelle est possible depuis le 4 janvier 2016 pour les médecins hospitaliers expérimentés dans la prise en charge de l’infection par le VIH, et depuis le 11 juin 2016 pour les médecins des Centres Gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH, les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles (CeGIDD).

La PrEP doit être utilisée dans le cadre d’une stratégie globale de prévention de la transmission du VIH par voie sexuelle. Par conséquent, elle doit être accompagnée d’autres mesures de prévention y compris les pratiques sexuelles sans risque (safe sex) à savoir :

- L’utilisation systématique et correcte de préservatifs qui permet également de prévenir la transmission d’autres infections sexuellement transmissibles,
- La connaissance de la sérologie VIH et de celle du(des) partenaire(s),
- Des tests de dépistage réguliers du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles pouvant faciliter la transmission du VIH (ex syphilis et gonococcie),
- Le recours à la TasP (Treatment as a Prevention) chez le(s) partenaire(s) séropositif(s) pour le VIH,
- Le recours au traitement post-exposition si nécessaire. (Prophylaxie post-Exposition).

La prescription de la PrEP doit faire l’objet d’une prescription par un médecin hospitalier ou par un médecin exerçant dans un CeGIDD (Centre Gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH, les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles), expérimentés dans la prise en charge de l’infection au VIH. La délivrance est réalisée en ville ou à l’hôpital. Des tests de dépistage réguliers du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles doivent être réalisés par le médecin avant le début du traitement et régulièrement tout au long du traitement.

Consultez :
- L’ANSM établit la RTU de Truvada dans la prophylaxie pré-exposition au VIH - Point d’information

Dépistage de l’infection à VIH

On estime qu’en 2010, 30 000 personnes étaient porteuses du VIH sans le savoir. Ces personnes, ne pensant pas avoir été exposées au VIH ne se font pas dépister, alors que l’on sait qu’une prise en charge précoce permet une amélioration significative de la qualité et de l’espérance de vie (les traitements sont devenus plus efficaces et beaucoup moins contraignants).

De plus, l’adoption de comportements de prévention par les personnes se sachant porteuses du virus et la mise sous traitement efficace sont à l’origine d’une diminution des taux de transmission.

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de prescrire un test de VIH à toute personne de 15 à 70 ans une fois dans sa vie, qu’elle ait ou non des facteurs de risques connus. Un test VIH peut par exemple être prescrit à l’occasion de la réalisation d’un autre bilan à effectuer dans un laboratoire de biologie médicale.Ces recommandations sur le dépistage du VIH sont actuellement en cours de révision.

A partir d’une prise de sang, selon la méthode utilisée, les tests de dépistage du VIH permettent de détecter, soit le virus lui-même ; soit les anticorps que l’organisme a fabriqués pour se défendre contre le virus.

En cas de résultat négatif, on ne peut assurer une personne qu’elle n’a pas été atteinte par le VIH que si 6 semaines se sont écoulées depuis la dernière situation à risque (délai de fiabilité des tests classiques). Il est important que la personne protège son/sa/ses) partenaire(s) lors de rapports sexuels. Pendant cette période d’incertitude, la personne peut être soutenue et conseillée.

Un test de dépistage du VIH est systématiquement proposé aux femmes enceintes.

-  Pour vous aider dans votre pratique professionnelle

Rapport de la Haute Autorité de santé (HAS) : Dépistage de l’infection par le VIH en France - Stratégies et dispositif de dépistage :

pdf Synthèse et recommandations - Dépistage de l’infection par le VIH en France - (...) Téléchargement (335.2 ko)
pdf Argumentaire - Dépistage de l’infection par le VIH en France - Stratégies et (...) Téléchargement (1.6 Mo)
pdf Dépistage du VIH et des IST à destination des professionnels de santé – Inpes (...) Téléchargement (628 ko)

Tests de dépistage rapides :

- La réalisation des tests de dépistage de l’infection par le VIH évolue (2008)

- Dépistage de l’infection par le VIH en France - Modalités de réalisation des tests de dépistage (2008).

pdf Dépistage du VIH et des IST - Repères pour votre pratique (document réalisé (...) Téléchargement (158.5 ko)
pdf Dépliant INPES Dépistage du VIH/sida chez la personne migrante/étrangère - (...) Téléchargement (445.3 ko)


Source
Direction générale de la santé
Sous-direction Prévention des risques infectieux
Bureau Infections par le VIH, IST et hépatites
14, avenue Duquesne
75007 Paris