Simone Veil, figure emblématique pour le droit des femmes vient de s’éteindre

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a exprimé sa très vive émotion et sa profonde tristesse à l’annonce de la disparition de Simone Veil.
Elle a rendu hommage ce matin à la femme de conviction, à l’européenne engagée et à la ministre courageuse qui a mené le combat en faveur des droits des femmes

Simone Veil incarne un modèle de détermination et d’humanité au service des autres. Elle restera une figure emblématique au parcours personnel et politique hors du commun.

A son tour chargée de la Santé et des Affaires sociales, Agnès Buzyn s’inspirera de Simone Veil comme d’un exemple de ténacité et de droiture pour se montrer digne de ce symbolique passage de relai.

L’ancienne ministre Simone Veil, qui avait porté la loi légalisant l’avortement en 1974, est décédée dans la matinée du vendredi 30 juin alors qu’elle allait fêter ses 90 ans.

Dans le paysage politique français, Simone Veil fait figure de grande dame. Rescapée de la Shoah, elle entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire jusqu’à sa nomination comme ministre de la Santé, en mai 1974. À ce poste, elle fait notamment adopter la « loi Veil », promulguée le 17 janvier 1975, qui dépénalise le recours par une femme à l’interruption volontaire de grossesse.

Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femme — je m’excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d’homme : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes.
C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame.
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Simone Veil, 26 novembre 1974, Assemblée Nationale, dans Site de l’Assemblée Nationale, 1er séance du 26 novembre 1974.

Durant ce mandat, Simone Veil revoit également la « carte hospitalière », rééquilibre les comptes de l’Institut Pasteur et met en place des aides financières à destination des mères d’enfants en bas âge.

En mars 1993, Simone Veil est à nouveau nommée ministre d’État, ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement d’Édouard Balladur. À ce poste, elle met notamment en place le Praticien adjoint contractuel (PAC) qui porte sur le statut des médecins ayant un diplôme étranger.