Les intoxications au monoxyde de carbone peuvent concerner chacun de nous - Adoptez les bons gestes pour réduire les risques !

Lorsque les températures baissent, les risques d’intoxication au monoxyde de carbone (CO) augmentent. Chaque année, ce gaz toxique est responsable d’une centaine de décès en France.

Invisible, inodore et non irritant, le monoxyde de carbone est indétectable. Des gestes simples contribuent pourtant à réduire les risques.

PNG - 234.8 ko

Les appareils utilisant des combustibles (gaz naturel, bois, charbon, fuel, butane, propane, essence ou pétrole etc.) pour la production de chaleur ou de lumière sont tous susceptibles, si les conditions de leur fonctionnement ne sont pas idéales, de produire du monoxyde de carbone (CO).

Les intoxications au monoxyde de carbone peuvent concerner chacun de nous. Afin de limiter les risques, adoptez les bons gestes :

- avant l’hiver, faites systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d’eau chaude, ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique) par un professionnel qualifié dans votre résidence principale, et secondaire le cas échéant ;

- tous les jours, même quand il fait froid, aérer au moins 10 minutes votre logement ;

- maintenez vos systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et n’obstruez jamais les entrées et sorties d’air ;

- respectez systématiquement les consignes d’utilisation des appareils à combustion indiquées par le fabricant : ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu ; placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments ; ne jamais utiliser pour se chauffer ou cuisiner en intérieur des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, barbecue, etc.

Au niveau collectif : les organisateurs de rassemblements (manifestations culturelles ou religieuses), ou de réunions de famille doivent être tout particulièrement attentifs. Les intoxications liées à l’utilisation de chauffages à gaz sont fréquentes.

Les symptômes - maux de tête, fatigue, nausées - apparaissent plus ou moins rapidement et peuvent toucher plusieurs personnes au sein du foyer.

Une intoxication importante peut conduire au coma et à la mort, parfois en quelques minutes. Il faut donc agir très vite : en cas de suspicion d’intoxication, aérez immédiatement, arrêtez si possible les appareils à combustion, évacuez les locaux et appelez les secours en composant le 15, le 18 ou le 112 (et le 114 pour les personnes malentendantes).

La prise en charge des personnes intoxiquées doit intervenir rapidement, dès les premiers symptômes, et peut nécessiter une hospitalisation.

Au cours de la période de chauffe 2016-2017, 1 073 épisodes d’intoxication au CO survenus par accident et impliquant 3 890 personnes ont été signalés au système de surveillance de Santé publique France. Le nombre de signalements d’intoxication par le CO est stable par rapport à la saison précédente et marqué par la présence de pics du nombre d’intoxications pendant les périodes les plus froides de l’hiver. Deux épisodes collectifs d’intoxication par le CO sont survenus dans un lieu de culte en lien avec l’utilisation d’un appareil de chauffage radiant.

Une brochure pour informer sur les réflexes qui protègent

Le dépliant « Les dangers du monoxyde de carbone, pour comprendre » présente les dangers de ce gaz, les appareils et les installations susceptibles d’émettre du CO, ainsi que les bons conseils pour éviter les intoxications. Il est diffusé auprès des mairies, des services de protection maternelle et infantile (PMI), des laboratoires d’analyses médicales.

Plus d’informations

- Ministère des Solidarités et de la Santé
- Outils d’information de Santé Publique France,
- Surveillance des intoxications au monoxyde de carbone


Contacts presse

- DGS : Mission Information et Communication - 01 40 56 84 00 - presse-dgs@sante.gouv.fr

- DGSCGC : Lieutenant-colonel Michaël Bernier, Chargé de la communication et du porte-parolat 06 62 99 14 32 - michael.bernier@interieur.gouv.fr

- Santé publique France : 01 49 33 22 42 - presse@santepubliquefrance.fr