Semaine de la sécurité des patients : les médicaments ? A bon escient !

Afin de mettre fortement en lumière la qualité des soins, le ministère des solidarités et de la santé impulse chaque année une opération dédiée, la semaine de la sécurité des patients, en partenariat avec France assos santé.

Du 26 au 30 novembre, l’édition 2018 est consacrée à la sécurité de la prise en charge médicamenteuse, thématique qui s’inscrit pleinement dans le volet « qualité et pertinence » de « Ma Santé 2022 ».

Objectif : sensibiliser les professionnels et les usagers au bon usage des médicaments, à l’automédication responsable, aux risques spécifiques de la poly-médication, à la juste prescription, à la sécurisation du parcours médicamenteux, à la déclaration des événements indésirables liés aux médicaments. Mais aussi, expliquer comment le partenariat entre les usagers et les professionnels de santé est un levier fondamental pour la sécurité et la qualité des prises en charge.

L’enjeu est fort : en effet, on estime que les événements indésirables graves (EIG) médicamenteux représentent un tiers du total des EIG associés aux soins [1]. Plus de la moitié de ces EIG médicamenteux est évitable, plus de la moitié provoque aussi une hospitalisation. Pour réduire la survenue de ces événements indésirables, la mobilisation de tous est nécessaire, chacun ayant son propre rôle à jouer. Le retour d’expérience – c’est-à-dire l’analyse des faits et la prise de mesures correctrices – est un moteur pour faire progresser la culture de sécurité.

Des solutions existent pour sécuriser la prise en charge médicamenteuse. A travers les nombreuses initiatives des acteurs locaux et régionaux, la semaine de la sécurité des patients est l’occasion de faire connaitre au plus grand nombre les bonnes pratiques et les organisations innovantes et ainsi, de sensibiliser un public plus large. Cela, notamment grâce à l’appui des agences régionales de santé (ARS), du réseau des observatoires du médicament, des dispositifs médicaux et de l’innovation thérapeutique (OMEDIT), des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et des autres structures régionales d’appui.

Au niveau national, les acteurs s’engagent également. Cécile Courrèges, directrice générale de l’offre de soins, se rendra le 28 novembre à la rencontre des équipes du pôle de santé universitaire de Gennevilliers-Villeneuve-La-Garenne pour un temps d’échange sur les projets et les réalisations de cette structure d’exercice coordonné exemplaire en matière de sécurité des soins.

Le même jour, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et le collège national de médecine organisent une journée sur les « Erreurs médicamenteuses en ville ». Sans oublier l’observatoire français des médicaments antalgiques (OFMA) qui lance une campagne de sensibilisation destinée aux patients pour promouvoir le bon usage des médicaments antalgiques (paracétamol, ibuprofène et antalgiques opioïdes).

Dès à présent, le ministère remercie les nombreux acteurs engagés dans la promotion des bonnes pratiques médicamenteuses… et leur donne rendez-vous le 25 novembre 2019 pour la prochaine édition !


Contact presse

Direction générale de l’offre de soins (DGOS)
Alexandra Béchard
Tél. 01 40 56 47 43
[email protected]


[1Enquête ENEIS 2009 « Événements indésirables graves liés aux soins en établissements de santé