Un nouvel engagement des entreprises

Les investissements des entreprises restent limités dans le champ social : seules 14 % d’entre elles réalisent des actions de mécénat et la part des sommes dépensées affectée à l’action sociale est faible (17 %). La stratégie de lutte contre la pauvreté propose trois nouveaux dispositifs de mobilisation des entreprises contre la pauvreté.

- le développement des actions financées selon un modèle « ni gain ni perte » : il est indispensable de renforcer les programmes spécifiques qui diminuent les coûts pour les bénéficiaires, selon l’approche d’entreprises sociales qui luttent contre la pauvreté (Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix 2006). Ces projets sont portés notamment par l’association « Action Tank, entreprise & pauvreté », qui sera un partenaire important de ces politiques visant à réduire les dépenses incompressibles des ménages en situation de pauvreté. Plus largement, les acteurs associatifs, de l’économie sociale et solidaire et de l’entreprise labellisés dans le cadre de la démarche « French Impact » seront mobilisés.

- la création de dotations d’action territoriale : elles prendront la forme d’une allocation affectée à des programmes de lutte contre la pauvreté sur son territoire, notamment à l’attention des jeunes exclus. Le seul engagement associé à ce dispositif sera que l’entreprise publie chaque année les actions soutenues et les résultats obtenus dans le cadre de la dotation (ou les raisons pour lesquelles elle n’a pas pu mettre en oeuvre cette dotation).

- le lancement d’Assises nationales pauvreté et économie collaborative : alors que les plateformes de l’économie collaborative jouent un rôle croissant dans le tissu entrepreneurial de notre pays, leurs effets sur la prévention et la lutte c ontre la pauvreté et le rôle qu’elles peuvent jouer en la matière feront l’objet d’une réflexion spécifique lancée au premier semestre 2019.