Distribuer des petits déjeuners dans les zones d’éducation prioritaire

Dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement a souhaité encourager et soutenir l’organisation de petits déjeuners à l’école, dans les territoires prioritaires. L’objectif est de permettre aux enfants de ne pas commencer la journée le ventre vide, d’accroître leur capacité de concentration et de favoriser les apprentissages. Cette mesure participe ainsi à la réduction des inégalités, dès le plus jeune âge, en réduisant les privations alimentaires et en évitant le décrochage scolaire de ces élèves.

De quoi s’agit-il ?

Le Gouvernement apporte son soutien financier aux collectivités mettant en place des distributions de petits-déjeuners dans leurs écoles maternelles et élémentaires, en priorité dans les zones d’éducation prioritaire (REP et REP+).

Ces distributions, élaborées suivant les recommandations du programme national nutrition santé, bénéficient à l’ensemble des enfants d’une même classe en intégrant une dimension éducative riche, en articulation avec les programmes scolaires :

  1. éducation nutritionnelle pour faire acquérir aux élèves les notions de base de l’équilibre alimentaire, en prévention notamment de l’obésité ;
  2. éducation au développement durable pour lutter contre le gaspillage, valoriser la vaisselle compostable, le tri des déchets, les circuits courts ;
  3. éducation sensorielle afin de faire acquérir aux élèves les compétences langagières autour des saveurs, des textures, du goût et du plaisir.

Le pilotage de la mesure est assuré par le ministère de l’Education Nationale, et par les académies dans les territoires, en lien avec les commissaires à la lutte contre la pauvreté. L’organisation de ces distributions s’effectue en concertation avec les collectivités locales, selon différentes modalités, en liaison avec le tissu associatif, les représentants de parents d’élèves et le producteurs locaux.

Pourquoi cette mesure ?

En France, on compte 3 millions d’enfants pauvres, soit 1 enfant sur 5. Parmi eux, des centaines de milliers n’ont pas accès à leurs droits fondamentaux en matière de logement, d’alimentation et de santé. Selon le rapport de Jean-Paul Delahaye « Grande pauvreté et réussite scolaire », 13% des enfants scolarisés en réseau d’éducation prioritaire (REP et REP+) arrivent à l’école le ventre vide.

En réduisant les privations alimentaires de certains ’élèves, la prise du petit déjeuner à l’école favorise leur concentration et leur attention, facteurs de réussite scolaire. Il est également un temps privilégié de partage et de convivialité, tout en intégrant de multiples apports pédagogiques.

Où en est-on ? Comment procède-t-on ?

Près de 155 000 enfants ont bénéficié de ces petits déjeuners sur l’année scolaire 2019-2020 dans près de 1400 écoles.

La mesure a été reconduite à la rentrée scolaire de septembre 2020, en s’adaptant aux contraintes sanitaires. 56 000 enfants en ont déjà bénéficié les deux premiers mois de rentrée. Afin d’aider les collectivités à faire face à ces surcoûts, l’aide de l’État a été revalorisée au 1er septembre 2020, passant de 1€ par petit-déjeuner à 1,3€ en métropole et 2€ en outremer.

Pour la prochaine rentrée scolaire, l’État renforce son appui aux collectivités en réduisant les délais de versement des aides et en précisant les modalités d’organisation des distributions. L’objectif est d’augmenter le nombre d’élèves bénéficiant de la mesure ainsi que la fréquence de distribution, dans les établissements de l’éducation prioritaire mais également dans les établissements que les communes identifieront comme prioritaires.

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