Foire aux questions : le calendrier

Le calendrier

Quelles sont les étapes de la campagne de vaccination en France ? Et qui peut être vacciné dès maintenant ?

Conformément aux recommandations de la Haute autorité de Santé, la montée en puissance de la vaccination sur le territoire s’opère par étape, pour assurer que la protection qu’offre la vaccination profite en priorité aux personnes qui en ont le plus besoin.

Dans un premier temps, à partir du lancement de la campagne le 27 décembre 2020, la vaccination a ainsi été ouverte :
- aux personnes âgées hébergées en établissement, en priorité dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et en unités de soins de longue durée (USLD) ;
- aux personnes en situation de handicap particulièrement vulnérables, hébergées en maisons d’accueil spécialisées (MAS) et en foyers d’accueils médicalisées (FAM) ;
- aux professionnels de santé, aux professionnels exerçant dans des établissements de santé ou médico-sociaux, aux aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables, et aux pompiers ayant de plus de 50 ans et ou étant à risque de formes graves de Covid-19, comme par exemple le diabète ou l’obésité.

À compter du 18 janvier 2021, il a été décidé d’élargir la cible de la vaccination aux personnes âgées de plus de 75 ans, quel que soit leur lieu de vie, ainsi qu’aux personnes vulnérables à très haut risque, telles que définies par le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (plus d’informations ici).

À compter du 6 février 2021, la vaccination a été ouverte à l’ensemble des professionnels de santé et du secteur médico-social, aux aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables et aux pompiers quel que soit leur âge.

À compter du 19 février 2021, la vaccination a été ouverte aux personnes de 50 à 64 ans inclus à risque de formes graves de Covid-19, comme par exemple le diabète ou l’obésité, qui peuvent être vaccinées dans leurs structures de soins, notamment à l’hôpital. Depuis le 25 février, elles peuvent se faire vacciner directement chez un médecin de ville.

Depuis le 2 mars 2021, les personnes de 65 à 74 ans atteintes de comorbidités peuvent également se faire vacciner chez un médecin de ville.

Ainsi, toutes les personnes présentant une pathologie à très haut risque de forme grave, toutes les personnes de plus de 75 ans, les professionnels de santé et du secteur médico-social ainsi que les 50-74 ans inclus présentant au moins une comorbidité sont éligibles à la vaccination.

Les professionnels concernés :

Les particuliers concernés :

La cible sera élargie aux autres tranches de la population majeure. Le Gouvernement ambitionne de proposer la vaccination à tous les Français adultes d’ici la fin de l’été.

Au 5 mars, trois vaccins sont autorités en France (Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca). Chacun a des propriétés de transport et de conservation différentes, qui conditionnent les lieux où ils peuvent être administrés. Au regard des informations disponibles sur chacun de ces vaccins, la Haute autorité de Santé a par ailleurs formulé des avis qui ont conduit à proposer à chaque population ciblée le vaccin le mieux adapté à ses caractéristiques, et en particulier à son âge.

Pour rappel, La liste des comorbidités ouvrant droit à la vaccination pour les personnes de 50 à 74 ans inclus est à retrouver en cliquant ICI

Qui peut être vacciné dès à présent ?

Dans son avis publié le 30 novembre 2020, la Haute Autorité de Santé (HAS) a établi un ordre très précis des populations à vacciner qui a été élargie par le Gouvernement pour accélérer le déploiement de la vaccination des populations les plus à risque.

Sont concernés dès maintenant :
- Les résidents en EHPAD et USLD.
- Les personnes âgées de 75 ans et plus qui ne sont pas en établissement
- les personnes vulnérables à très haut risque telles que définies par le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale pourront également se faire vacciner (pour plus d’informations, cliquez ICI).

Il s’agit des personnes :
o atteints de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
o atteints de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
o transplantés d’organes solides ;
o transplantés par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
o atteints de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes ;
o atteints de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (liste spécifique établie par le COSV et les filières de santé maladies rares) ;
o atteints de trisomie 21.

Ces personnes devront avoir une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.
- Les personnes âgées séjournant dans les établissements de santé et en services de soins de suites et de réadaptation.
- Les personnes âgées hébergées en résidences autonomie, résidences services et autres lieux de vie spécialisés
- Les résidents de 60 ans et plus dans les foyers de travailleurs migrants.
- Les personnes en situation de handicap vulnérables hébergées en maisons d’accueil spécialisées et foyers d’accueils médicalisées.
- Les personnes de 50 à 74 ans inclus atteintes d’au moins une comorbidité. Elles peuvent être vaccinées chez leur médecin de ville ou dans leurs structures de soins, notamment à l’hôpital (la liste des comorbidités concernées est disponible ici).
- Les professionnels de santé et les professionnels du secteur médico-social, les aides à domicile intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables, les ambulanciers et les sapeurs-pompiers.

La liste précise des professions concernées est disponible en cliquant ce lien : solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/vaccin-covid-19/article/la-strategie-vaccinale-et-la-liste-des-publics-prioritaires

À partir de quand l’ensemble des Français volontaires pourront-ils se faire vacciner ?

À partir du printemps, lors du déploiement de la 3e phase. L’objectif du Gouvernement est d’avoir proposé la vaccination à tous les français adultes d’ici la fin de l’été.

Pourquoi ne pas vacciner les jeunes avant les personnes âgées ?

Car la priorité première de la vaccination est de sauver des vies.

La Haute autorité de santé a passé en revue les facteurs de risque d’infection ou de formes graves et il apparait dans son avis sur la stratégie de vaccination que l’âge est le facteur le plus fortement associé au risque d’hospitalisation ou de décès. Un tiers des décès rapportés en France depuis le début de l’épidémie sont des résidents d’EHPAD. De plus, les personnes âgées de plus de 80 ans ont 8% de risque de décéder lorsqu’elles contractent l’infection. Les jeunes, à l’inverse, développent rarement des formes graves de la Covid-19.

Des régions ou des villes seront-elles prioritaires pour la campagne de vaccination ?

Cela a pu être le cas concernant les premières livraisons du vaccin Moderna. En effet, celui-ci a été livrée en priorité à 20 villes de régions dans lesquelles l’épidémie était alors la plus active. Depuis la fin de la première semaine de février, l’intégralité des régions ont reçu du vaccin Moderna. Ainsi, les critères de répartition de l’ensemble des vaccins sont dorénavant liés à la cible vaccinale de ces mêmes vaccins.

Par exemple, les doses de vaccin AstraZeneca sont distribuées en fonction de la répartition des professionnels de santé et du secteur médico-social sur le territoire, conformément à l’avis de la HAS établissant la cible de ce vaccin.

Toutefois, il a été décidé, au cas par cas, de soutenir certains territoires placés dans une situation épidémique exceptionnelle (par exemple : Mayotte, la Moselle ou encore les Alpes-Maritimes). Le Premier ministre a annoncé le 4 mars l’allocation de 135 000 nouvelles doses dans les départements placés sous surveillance renforcée.

La vaccination en France a-t-elle pris du retard ?

Le démarrage de la campagne était une phase d’initiation de la vaccination qui était volontairement ciblée. Désormais, avec l’élargissement progressif des publics concernés la courbe est exponentielle et le rythme de croisière de la vaccination en France a rejoint, voire dépassé, celui de nos voisins.

Il a été décidé d’amplifier, d’accélérer et de simplifier la stratégie vaccinale française.

La vaccination dans les EHPAD a démarré plus tôt, partout où les résidents étaient prêts à être vaccinés. Pour ne pas gaspiller de doses de vaccins, il a été demandé aux EHPAD de veiller à calculer par avance le nombre de résidents qui peuvent effectivement être vacciné avant l’envoi des doses. Cette démarche a pris un peu de temps.

Au 26 février, 80 % des résidents en EHPAD et USLD ont reçu une première injection.

L’ensemble de cette population devrait être totalement protégée d’ici la fin du mois de mars à l’issue de la deuxième injection.

Dès le 6 janvier 2021, 100 hôpitaux ont été équipés en vaccins, couvrant ainsi l’ensemble du territoire métropolitain et ultra-marin.

Plus de 1000 centres de vaccination ont été déployés, en plus des hôpitaux, pour vacciner les professionnels de santé, les aides à domicile, et les pompiers notamment.

Depuis le 18 janvier les personnes âgées de 75 ans et plus qui ne sont pas en établissement peuvent être vaccinées ce qui représente 5,6 millions de personnes. Depuis cette date également, les personnes vulnérables à très haut risque de formes graves de Covid-19, telles que définies par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale peuvent également être vaccinées.

Comme l’a affirmé le Premier ministre le 4 février 2021, l’objectif de vacciner durant le mois de janvier un million de personne a été atteint et dépassé puisqu’au 1er février 2021, plus de 1 530 000 injections avaient été réalisées.

Depuis le 25 février, la vaccination en médecine de ville a été lancée.

Ainsi, toutes les personnes présentant une pathologie à très haut risque de forme grave, les professionnels de santé et du secteur médico-social, toutes les personnes de plus de 75 ans, ainsi que les 50-74 ans inclus présentant au moins une comorbidité sont éligibles à la vaccination.

Au 5 mars, plus de 5 millions d’injections ont été réalisées.