Foire aux questions : les vaccins

Les vaccins

Quels sont les candidats vaccins existants à ce jour ?

Aujourd’hui, plus de 200 projets de vaccins contre la Covid-19 sont répertoriés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à des stades très différents de développement.

Une fois les vaccins approchant de la phase finale de leur développement, les laboratoires soumettent un dossier aux autorités de régulation – en Europe il s’agit de l’EMA (Agence européenne des médicaments) afin de procéder à une évaluation au fur et à mesure des données sur l’efficacité, la sécurité et la qualité des vaccins.

À ce jour, un vaccin est en cours d’évaluation par l’EMA après la réalisation d’essais cliniques de phase III chez l’homme : le vaccin de Janssen/ Johnson & Johnson.
Les vaccins de Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca ont été autorisés par l’EMA.

Quels sont les vaccins autorisés en France ?

Le 21 décembre 2020, le 6 janvier 2021 et le 29 janvier 2021, l’Agence européenne des médicaments s’est prononcée sur l’autorisation de mise en circulation sur le marché du vaccin Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca. Dans la foulée de ces avis de l’EMA, la Commission européenne a délivré une autorisation de mise sur le marché et la HAS (Haute Autorité de Santé) au niveau français.

Cette autorisation européenne obtenue, c’est une autorité sanitaire française, la Haute autorité de santé, qui se prononce par la suite sur la mise sur le marché français. Ces étapes constituent des garanties indispensables avant de commencer à vacciner en France.

Si un vaccin est autorisé c’est au terme d’une procédure rigoureuse et stricte.

Quelles sont les procédures préalables à l’arrivée des vaccins contre la Covid-19 ?

La décision d’autoriser ou non un vaccin ne relève pas du Gouvernement mais appartient aux autorités scientifiques indépendantes qui sont en charge de l’évaluation des produits de santé.
En Europe, c’est l’Agence européenne des médicaments (EMA) qui évalue les vaccins contre la Covid-19. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) mobilise son expertise auprès de l’EMA pour l’évaluation scientifique des vaccins.

Le 21 décembre 2020, l’Agence européenne des médicaments s’est prononcée sur l’autorisation de mise sur le marché du vaccin Pfizer-BioNTech, le 6 janvier 2021 sur le vaccin Moderna et le 29 janvier 2021 sur le vaccin AstraZeneca.
Cette autorisation européenne obtenue, c’est une autorité sanitaire française, la Haute Autorité de Santé, qui se prononce. . Ces étapes constituent des garanties indispensables avant de commencer à vacciner en France.

Ces étapes constituent des garanties indispensables avant de commencer à vacciner en France.

En savoir plus sur le site de l’ANSM

Comment fonctionne un vaccin ?

Lorsqu’on tombe malade, notre système immunitaire se défend en fabriquant notamment des anticorps. Ils sont destinés à neutraliser et aider à éliminer le virus à l’origine de la maladie.

La vaccination s’appuie sur ce mode de fonctionnement : elle introduit dans notre corps un virus inactivé, une partie du virus ou un ARN messager. Notre système immunitaire produit des anticorps en réaction à cette injection. Ainsi, le vaccin permet que notre système immunitaire reconnaisse spécifiquement l’agent infectieux s’il s’introduit dans notre organisme. Il est alors détecté, neutralisé et éliminé avant qu’il ne puisse nous rendre malade.

Quelles sont les différences entre les vaccins ?

Si tous les vaccins stimulent le système immunitaire de façon à induire une protection spécifique contre le virus de la Covid-19, des différences existent quant à la technique utilisée.

- Les « vaccins à virus inactivé », les plus couramment utilisés, et les « vaccins à virus vivant atténué » reposent sur une injection du virus entier préalablement rendu inoffensif afin de déclencher une réponse immunitaire en cas d’infection.
- Les « vaccins à ARN messager », comme ceux de Pfizer-BioNTech, Moderna ou CureVac, consistent à injecter dans l’organisme non pas le virus mais des molécules d’« ARN messager », fabriquées en laboratoire. Cet ARN, encapsulé dans des particules de lipides, sans adjuvant chimique, ordonne aux cellules au niveau du site d’injection (principalement les cellules musculaires et les cellules du système immunitaire) de fabriquer une protéine spécifique du virus responsable de la Covid-19, ce qui activera une réponse immunitaire. Il est ensuite rapidement éliminé.
L’ARN messager ne pénètre jamais dans le noyau de la cellule et n’a aucune action sur le génome.
- Les vaccins développés par AstraZeneca et par Janssen reposent quant à eux sur un « vecteur viral non réplicatif » : un virus inoffensif qui ne peut se reproduire dans les cellules est utilisé pour transporter le matériel génétique du coronavirus, fabriquant la protéine qui enclenchera une réponse immunitaire.

Comment fonctionne un vaccin à ARN ? Peut-il modifier notre génome ?

Le principe des vaccins à acides nucléiques (vaccins à ARN ou à ADN) est un peu différent du principe plus « classique » de la vaccination, même si l’idée de base est bien également de confronter le système immunitaire à un « leurre » pour le pousser à développer des anticorps contre le virus.

Les « vaccins à ARN messager », comme ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna, consistent à injecter dans l’organisme non pas le virus mais des molécules d’« ARN messager », fabriquées en laboratoire. Cet ARN, encapsulé dans des particules de lipides, sans adjuvant chimique, ordonne aux cellules au niveau du site d’injection (principalement les cellules musculaires et les cellules du système immunitaire) de fabriquer une protéine spécifique du virus responsable de la Covid-19, ce qui activera une réponse immunitaire. Il est ensuite rapidement éliminé. L’ARN messager ne pénètre jamais dans le noyau de la cellule. Il n’a aucune action sur le génome, autrement dit, il ne modifie pas l’ADN.

Les vaccins à ARNm contiennent-ils un adjuvant ?

Les vaccins à base d’ARN messager sont très immunogènes. Cela veut dire qu’ils apportent une réponse immunitaire importante et ce, sans qu’il y ait besoin d’ajouter des adjuvants.

Peut-on choisir son vaccin ?

Non, il n’est pas possible de choisir entre les vaccins actuellement proposés puisqu’ils disposent chacun d’une « population cible ». Pour chacun des vaccins, un avis de la HAS précise les personnes éligibles et les modalités d’utilisation.

Quel vaccin est administré aux professionnels de santé et du médico-social ?

Les professionnels de santé et du médico-social peuvent être vaccinés par le vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna s’ils ont plus de 50 ans ou des comorbidités.
Ceux qui ont moins de 65 ans reçoivent désormais le vaccin AstraZeneca conformément aux recommandations de la HAS. Il s’agit du dernier vaccin à avoir reçu une autorisation de mise sur le marché.

Les effets secondaires du vaccin AstraZeneca ne devraient-ils pas nous inquiéter ?

Le vaccin AstraZeneca peut entraîner des effets indésirables, tels que des fièvres passagères, des maux de tête ou une fatigue transitoire, ce qui n’est pas exceptionnel pour un vaccin. Ces symptômes peuvent être gênants mais sont bénins et temporaires.

Il est important de rappeler que les scientifiques, les agences sanitaires et l’Organisation mondiale de la santé considèrent que le vaccin AstraZeneca est efficace dans une grande majorité des cas, y compris dans le cadre d’un variant britannique, et des études sont en cours concernant le variant sud-africain.

Que montrent les premières données d’Israël quant à l’efficacité du vaccin Pfizer ?

Les premières études effectuées en Israël montrent une chute de 33% du taux d’infection des personnes vaccinées, notamment chez les plus de 60 ans, et une forte baisse des hospitalisations. Les tests réalisés montrent également que le vaccin semble prévenir la transmission de la maladie.

Le variant initialement détecté au Royaume-Uni peut-il mettre en danger l’efficacité de la vaccination ?

À ce stade, les scientifiques du monde entier considèrent qu’il y a très peu de risques que le vaccin soit moins efficace sur ce nouveau variant. Très peu de risques ne veut pas dire absence de risques : des études sont menées pour vérifier que le vaccin reste efficace. Nous avons de bonnes raisons d’espérer que le vaccin garde toute son efficacité étant donné la nature de la mutation.

Le variant initialement détecté en Afrique du Sud peut-il mettre en danger l’efficacité de la vaccination ?

À ce jour, les premières données semblent indiquer que le variant sud-africain serait moins sensible aux vaccins que le variant anglais ou la forme historique. Ceci ne veut pas dire qu’il est résistant. Tous les efforts sont déployés pour réduire la gravité des formes de Covid-19 liées au virus historique comme à la variante anglaise, qui représente plus de 95% des virus circulants.

Les données cliniques disponibles et l’incidence de cette variante ne conduisent pas à remettre en cause la vaccination à ce jour sur le territoire métropolitain.