Foire aux questions : La vaccination des mineurs

La vaccination des mineurs

Qui peut être vacciné ?

Sont concernées dès maintenant toutes les personnes âgées de 12 ans et plus.

La vaccination est possible pour les femmes enceintes dès le premier trimestre de grossesse. Il n’est en revanche pas recommandé pour les adolescents ayant développé un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) à la suite d’une infection à la Covid-19 de se faire vacciner (avis du 11 juin 2021 du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale).

Alors que les mineurs n’entrent pas dans les populations à risque, quels sont les bénéfices à les vacciner ?

La vaccination permet la réduction des risques liés à la contamination et au développement de formes graves de la maladie, quel que soit l’âge de la personne vaccinée.

Si les jeunes développent plus rarement des formes graves de la Covid-19, leur vaccination est nécessaire pour limiter les risques de transmission du virus et essentielle pour atteindre le plus rapidement possible l’immunité collective.

Grâce à la vaccination, les plus jeunes auront moins de risque de tomber malades et éviteront les risques de développer des formes graves de Covid-19 dites "Covid long". Et surtout, ils retrouveront une vie normale, sans écoles fermées, avec des sorties, du sport, de la culture et des interactions sociales.

Quels vaccins peuvent-ils recevoir ? Combien de doses pour les mineurs ?

Les personnes de 12 à 17 ans inclus reçoivent deux injections de vaccins à ARNm (Pfizer-BioNTech, Moderna), sauf les deux exceptions suivantes :

- Les personnes ayant déjà contracté la Covid-19 peuvent recevoir une unique dose de vaccin ;
- Les personnes ayant contracté la Covid-19 au moins 15 jours après avoir reçu leur première injection peuvent ne pas se voir administrer la seconde dose de vaccin.

Les personnes sévèrement immunodéprimées peuvent recevoir jusqu’à trois injections de vaccin – ou au moins deux injections de vaccin en cas d’infection antérieure à la Covid-19.

Désormais, une dose de rappel est proposée aux adolescents de 12 à 17 ans pour lesquels on a observé un affaiblissement de l’immunité conférée par le vaccin (adolescents souffrant de comorbidité(s) ou de pathologies à haut risque de forme grave). Ce rappel doit intervenir 6 mois après la dernière injection ayant permis de compléter le schéma vaccinal initial de l’adolescent. Ces rappels vaccinaux seront effectués uniquement avec des vaccins à ARNm (Pfizer-BioNTech ou Moderna) de manière indifférenciée.

Pour les adolescents sévèrement immunodéprimés, conformément à l’avis du COSV, l’administration d’une dose de rappel peut être réalisée dans un délai inférieur à 6 mois (mais d’au moins 3 mois), dès lors qu’il est jugé par l’équipe médicale que la dose de rappel permettrait d’améliorer la réponse immunitaire.

Où dois-je me rendre pour me faire vacciner ?

vous pouvez être vacciné en centre de vaccination, chez votre médecin traitant (généraliste ou spécialiste), en pharmacie, en cabinet infirmier ou sage-femme, ainsi qu’à domicile ou au sein des services où vous êtes suivi. Le cas échéant vous pouvez également être vacciné chez votre médecin du travail.

Pour les mineurs relevant de l’aide sociale à l’enfance, hébergés dans des établissements comment les maisons d’enfants à caractère social ou les structures d’accueil pour enfants handicapés, des actions spécifiques, notamment la mise en place d’équipes mobiles, pourront être déployées afin de faciliter l’accès à la vaccination.

Dois-je venir avec des documents particuliers ?

Les mineurs présentent la carte vitale d’un de leurs parents ou une attestation de droit mentionnant le n° de sécurité sociale d’un de leurs parents.

Par ailleurs, si vous disposez d’une preuve d’une infection antérieure (test RT-PCR ou une sérologie positive de plus de deux mois) à la Covid-19, vous pourrez bénéficier d’un schéma vaccinal avec une seule dose. Vous pouvez présenter cette preuve d’infection lors de votre premier rendez-vous afin de faciliter le déroulement de la vaccination sur place.

Les mineurs, de 12 à 15 ans inclus, doivent présenter lors de la vaccination la carte Vitale d’un de leurs parents ou titulaires de l’autorité parentale ou une attestation de droit mentionnant le numéro de sécurité sociale d’un de leurs parents ou titulaires de l’autorité parentale. Ils doivent également présenter une autorisation parentale.

Les mineurs ont-ils besoin d’une autorisation parentale pour se faire vacciner ?

L’autorisation d’un des deux parents est nécessaire à la vaccination des mineurs de 12 ans à 15 ans inclus, mais les mineurs de 16 ans et plus peuvent accéder à la vaccination sur la base de leur seul consentement. L’attestation parentale est disponible sur le site du ministère.

Par ailleurs, la vaccination ne pourra pas être pratiquée sans le consentement de l’adolescent lui-même – conformément à l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.

Pour les mineurs relevant de l’aide sociale à l’enfance, hébergés dans des établissements comme les maisons d’enfants à caractère social ou les structures d’accueil pour enfants handicapés, des actions spécifiques, notamment la mise en place d’équipes mobiles, pourront être déployées afin de faciliter l’accès à la vaccination.

Comment se déroule le recueil du consentement des mineurs ?

Conformément aux recommandations du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) du 8 juin 2021, les mineurs de 12 ans et plus devront recevoir, lors de l’entretien préparatoire à la vaccination, une information claire et adaptée à leur âge sur la Covid-19 et sur les vaccins. Le recueil de leur consentement ne nécessite pas de formulaire ou d’engagement écrit : il doit être recueilli à l’oral, pendant l’entretien préparatoire à la vaccination, par le professionnel de santé. La vaccination ne pourra pas être pratiquée sans le consentement de l’adolescent lui-même – conformément à l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.

Mes parents ne veulent pas que je me fasse vacciner, alors que je souhaite le faire. Comment faire ?

Il n’est pas possible pour un mineur de 12 à 15 ans inclus de se faire vacciner si aucun des deux parents n’est d’accord. Pour rappel, la vaccination ne pourra pas non plus être pratiquée sans le consentement de l’adolescent lui-même – conformément à l’avis rendu par le Comité Consultatif National d’Ethique.

Les adolescents vaccinés peuvent-ils disposer eux-mêmes d’un certificat de vaccination ?

Chaque injection entrainera la remise d’un certificat de vaccination.
Les certificats de vaccination des mineurs peuvent être stockés de manière électronique dans l’application TousAntiCovid de l’enfant ou de l’un des parents.

Peut-on se rendre à un rendez-vous pour se faire vacciner pendant les heures de cours ?

Les mineurs sont encouragés à prendre rendez-vous en-dehors du temps scolaire. Toutefois, une absence de cours pourra, dans certains cas, être tolérée.

La vaccination deviendra-t-elle obligatoire pour se rendre à l’école ?

L’accès à l’éducation est un droit fondamental des enfants et la vaccination contre la Covid-19 ne sera pas une condition pour se rendre à l’école.

Y a-t-il des tests sur les enfants dans les essais cliniques des vaccins ?

La décision d’autoriser ou non un vaccin ne relève pas du Gouvernement mais appartient aux autorités scientifiques indépendantes qui sont en charge de l’évaluation des produits de santé. C’est l’Agence européenne des médicaments (EMA) qui évalue les vaccins contre la Covid-19 au terme d’une procédure rigoureuse et stricte. L’autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle, initialement limitée aux personnes de 16 ans et plus, a été étendue aux personnes de 12 ans et plus à la suite d’une étude menée chez 2 260 adolescents âgés de 12 à 15 ans. Dans cet essai, le vaccin était efficace à 100% sur les cas de Covid-19 symptomatiques et confirmés par PCR.

Les effets indésirables les plus fréquents chez les enfants âgés de 12 à 15 ans sont similaires à ceux observés chez les personnes âgées de 16 ans et plus. Ils comprennent des douleurs au point d’injection, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, des frissons et de la fièvre. Ces effets sont généralement légers ou modérés et s’améliorent quelques jours après la vaccination. Il a donc été conclu que les bénéfices de ce vaccin dans cette tranche d’âge l’emportent sur les risques.

Quels sont les effets indésirables graves recensés dans le monde suite à la vaccination pour les mineurs ?

De très rares cas de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) et de péricardite (inflammation de la membrane entourant le cœur) sont survenus après la vaccination avec Pfizer-BioNTech, principalement chez les personnes de moins de 30 ans. Dans un communiqué du 9 juillet 2021, le comité de sécurité de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a conclu, après avoir analysé 145 cas de myocardite dans l’Espace européen, que la myocardite et la péricardite pouvaient survenir dans de très rares cas après la vaccination avec les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna. Les cas survenaient principalement dans les 14 jours suivant l’injection, plus souvent après la deuxième dose et chez les hommes adultes jeunes. L’EMA confirme que les avantages du vaccin continuent de l’emporter sur leurs risques.

Où en est-on de la vaccination des adolescents à travers le monde ?

Des millions d’adolescents de 12 à 17 ans ont été vaccinés contre la Covid-19 dans le monde dont plus de 11 millions aux États-Unis. Les campagnes de vaccination des adolescents à partir de 12 ans ont également débuté début juin en Israël, en Allemagne et en Italie.

En France, au 6 septembre, environ 5,5 million de jeunes de 12 à 17 ans inclus ont reçu une première injection – soit 66% de la tranche d’âge. Pour rappel, l’ouverture de la vaccination à cette population est effective depuis le 15 juin. Ainsi, le fait d’atteindre les 66% en un peu moins de trois mois représente une des croissances les plus importantes pour l’ouverture d’une classe d’âge à la vaccination.


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