Infirmier

L’infirmier réalise des soins destinés à maintenir ou restaurer la santé de la personne malade. Il surveille l’état de santé des patients et coordonne les soins pendant leur hospitalisation et lors de leur sortie. Il agit, soit à son initiative, soit selon les prescriptions du médecin : entretiens avec le patient et sa famille, éducation thérapeutique, préparation et distribution de médicaments, soins de nature technique (pansements, prélèvements, prise de tension, injections…).

Quelles sont les principales activités ?

Il travaille en étroite relation avec le corps médical et encadre parfois une équipe d’aides-soignants. Il transmet par écrit ou par oral les informations relatives aux patients pour garantir le suivi des malades, dans les meilleures conditions.
Il participe à la rédaction et la mise à jour du dossier du malade, ainsi qu’à l’information et à l’accompagnement du patient et de son entourage.
L’infirmier peut être amené à travailler la nuit, le week-end et les jours fériés.
Le métier d’infirmier s’exerce aussi à l’hôpital, en clinique ou en ville.
Le métier d’infirmier est extrêmement varié : l’infirmier peut être amené à travailler de façon plutôt « solitaire » (infirmier à domicile) ou en équipe (infirmier en service hospitalier). Il peut exercer un métier très technique (service de réanimation), ou très relationnel (service de psychiatrie). Il peut prendre en charge des patients au long cours, avec lesquels il noue des relations très proches (patients âgés, patients dialysés par exemple).
Il peut aussi s’il le souhaite s’inscrire dans la « réserve sanitaire » : il est alors appelé à intervenir sur des zones touchées par des catastrophes pour apporter les premiers soins.

Pour quelle rémunération ?

Le salaire d’un infirmier débutant en hôpital est autour de 1 600 € brut par mois (hors primes).
En libéral, un infirmier peut gagner de 2 000 € à 2 500 € de revenu mensuel (en fonction du volume horaire).

Quelles sont les compétences et qualités nécessaires ?

L’infirmier doit être en mesure de créer une relation de confiance avec le patient et son entourage. Il peut être en contact avec des personnes agitées, des personnes angoissées, choquées, il doit pouvoir créer un lien, une communication avec chacun d’entre eux, qu’il prend en charge de façon globale et individualisée.
L’infirmier doit être particulièrement rigoureux, à la fois dans le respect des prescriptions médicales, des règles d’hygiène, des transmissions d’information.
L’infirmier doit savoir recueillir et transmettre les informations adaptées pour que le malade soit bien soigné et bien informé. Même lorsqu’il travaille seul, il est donc toujours à l’écoute des autres professionnels de santé qui interviennent auprès du malade. Il peut être amené à organiser le travail des aides-soignants sous sa responsabilité.
Une grande résistance physique et psychologique est indispensable pour exercer cette profession.

Quelle est la formation à suivre ?

Pour accéder à la profession d’infirmier, il faut obtenir le diplôme d’Etat d’infirmier. Il est accessible aux titulaires du baccalauréat, aux titulaires d’un Diplôme infirmier étranger obtenu en dehors d’un Etat-membre de l’Union Européenne, aux PACES (Première année commune aux études de santé). Il se prépare en 3 ans dans un institut de formation en soins infirmiers (IFSI).

Depuis 2019, l’inscription aux études d’infirmiers se fait via la plateforme PARCOURSUP : l’étudiant doit formuler le voeu "formation en soins infirmiers" et des sous-voeux permettant de candidater pour tel ou tef IFSI). A noter : en 2019, le parcours des étudiants ayant suivi une préparation sera pris en compte et valorisé.
Cette réforme entraîne la suppression du concours pour intégrer un IFSI. Les étudiants sont désormais sélectionnés sur dossier.

Les lauréats sont inscrits à l’université et accèdent aux services universitaires. Ils suivent une formation de 3 ans sanctionnée par le DE (diplôme d’Etat) d’infirmier (niveau licence).

- En savoir plus sur la réforme

A noter :

Les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture conservent une voie d’accès spécifique au titre de la promotion professionnelle.

Les infirmiers de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur doivent en sus passer un concours d’entrée pour intégrer la fonction publique d’Etat. Il comprend une épreuve orale d’admissibilité et une épreuve orale d’admission. Il est organisé par les recteurs d’académie et les vice-recteurs.

Quelles évolutions possibles ?

Plusieurs spécialisations permettent à l’infirmier d’évoluer dans sa profession et de découvrir d’autres missions : infirmier-anesthésiste, infirmier de bloc opératoire, puéricultrice, infirmier en pratique avancée
Après quelques années de pratique et une formation de cadre de santé, il peut évoluer vers des fonctions d’encadrement de service ou de formateur en institut de formation.
Après 2 ans passés en milieu hospitalier, l’infirmier peut également exercer dans le secteur libéral. Enfin, un infirmier peut être salarié dans des centres de santé, des entreprises, des écoles ou des associations humanitaires…