14,02 milliards de dollars promis au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Le Président de la République, ainsi que la ministre des Solidarités et de la Santé et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ont participé à la sixième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui s’est tenue pour la première fois en France les 9 et 10 octobre à Lyon.A cette occasion, les donateurs ont promis 14,02 milliards de dollars US pour les trois prochaines années. Jamais une organisation multilatérale du secteur de la santé n’avait récolté une telle somme, la plus importante obtenue par le Fonds mondial.

1) l’objectif de lever 14 milliards de dollars pour renforcer la lutte contre les pandémies sera atteint

La Conférence de reconstitution des ressources du Fonds Mondial a rassemblé pendant plusieurs jours, des représentants des pays donateurs et récipiendaires, de la société civile et du secteur privé. A cette occasion, les donateurs ont promis 14,02 milliards de dollars US pour les trois prochaines années. Jamais une organisation multilatérale du secteur de la santé n’avait récolté une telle somme, la plus importante obtenue par le Fonds mondial. Ces nouvelles ressources doivent permettre au Fonds mondial de soutenir les pays et populations touchés afin de sauver des millions des vies, d’éviter que des millions de nouvelles personnes soient infectées dans les trois prochaines années et de continuer à financer l’innovation et l’amélioration des systèmes de santé. Cet engagement sera essentiel pour pour mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme d’ici 2030.

Lors de son discours de clôture, le président de la République Emmanuel Macron a également annoncé l’augmentation de 20% de la contribution française au Fonds Mondial. Le Président de la République s’est également engagé à renforcer l’aide bilatérale, notamment en matière d’accès aux soins primaires autour de plusieurs priorités : la santé maternelle et infantile, le renforcement des systèmes de santé, la couverture de santé universelle.

2) l’implication de la ministre des solidarités et de la santé en faveur de la mobilisation de la communauté internationale

La ministre des Solidarités et de la Santé est intervenue en ouverture de la Conférence pour rappeler la nécessité de poursuivre l’engagement collectif en faveur de la lutte contre les pandémies et de la santé mondiale.

"32 millions de vies sauvées. C’est le résultat de notre action commune. C’est pour défendre ces résultats que nous sommes ici aujourd’hui et pour […] construire un monde libéré du VIH, de la tuberculose et du paludisme d’ici 2030" Agnès Buzyn

Tout au long de l’année, la France a par ailleurs mobilisé l’ensemble de ses leviers d’influence pour faire de cette conférence un succès. Dans ce cadre, la ministre des Solidarités et de la Santé a été particulièrement impliquée. Du 7 au 9 février 2019, elle était notamment en Inde pour lancer la préparation de la conférence de reconstitution du Fonds mondial, et inciter ses partenaires à une mobilisation accrue en vue de cet événement.

La France a également mis à profit la présidence du G7 pour porter la santé mondiale au plus haut niveau de l’agenda politique international. La réunion des ministres de la santé du G7}, présidée par Agnès Buzyn, lors de laquelle les membres du G7 se sont engagés à renforcer les soins de santé primaires, a notamment permis de franchir une nouvelle étape dans la lutte contre les pandémies. Les soins de santé primaires qui permettent de répondre aux besoins des personnes à toutes les étapes de la vie, en matière de prévention, de dépistage et de soins, constituent en effet un élément clé pour éliminer à terme les pandémies et atteindre la couverture santé universelle.

l’engagement historique de la france dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à l’échelle mondiale

Pays fondateur du Fonds Mondial avec les membres du G8, la France est le deuxième contributeur historique au Fonds Mondial avec 4,6 milliards d’euros depuis 2002. Elle est également le premier contributeur à Unitaid, dont le rôle est de développer et faciliter l’accès de tous à l’innovation en matière de traitements et d’outils diagnostics. Notre pays contribue également à Gavi, l’alliance pour le vaccin, avec 465 millions d’euros versés entre 2016 et 2020.

Depuis sa création, l’action du Fonds mondial a permis de sauver plus de 32 millions de personnes et a fait reculer de 40 % le taux de décès annuels dus au sida, à la tuberculose et au paludisme.

[(au niveau national, la france est également engagée pour lutter contre ces 3 épidémies notamment à travers :


une politique volontariste en matière de santé sexuelle pour réduire le nombre d’infections au VIH, développer la prévention et le dépistage. En 2018, les données publiées par Santé Publique France témoignent en particulier d’un recul du VIH en France. Lire le communiqué de presse
l’objectif zéro paludisme et le programme ambitieux pour l’élimination du paludisme au sein des territoires ultramarins de Guyane et Mayotte
une feuille de route à cinq ans (2019-2023) qui présente 14 mesures à mettre en œuvre en France afin de pouvoir éliminer la tuberculose en termes de problème de santé publique. La première de ces mesures consiste à renouveler le pilotage et renforcer les missions des Centres de Lutte contre la Tuberculose pour assurer une réponse homogène sur tout le territoire. Il s’agit d’une démarche dynamique, un nouvel élan destiné à faire encore baisser l’incidence et l’impact de cette maladie millénaire, sous le pilotage du ministère des Solidarités et de la Santé, relayé par l’engagement des Agences régionales de santé (ARS). En savoir plus)]