Un G7 santé pour favoriser l’accès à la santé pour tous

Alors que la France préside cette année le G7, la ministre des Solidarités et de la Santé accueillera ses homologues à l’occasion de la réunion ministérielle les 16 et 17 mai prochains à Paris afin promouvoir la lutte contre les inégalités de santé. Les experts internationaux de la taskforce du G7 santé se sont réunis les 21 et 22 février afin de débattre et d’élaborer des solutions dans ce domaine.

Du G7 santé au sommet des Chefs d’État à Biarritz

Le sommet des chefs d’Etat du G7 se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août, sur le thème de la lutte contre les inégalités. En amont de cette rencontre de haut niveau plusieurs réunions ministérielles se tiendront en France afin d’alimenter les travaux du sommet. Dans ce cadre, la réunion ministérielle des 16 et 17 mai 2019, portée par la ministre des Solidarités et de la Santé aura pour objectif principal de renforcer les soins de santé dits « primaires », qui permettent de répondre aux besoins en santé des populations à toutes les étapes de leur vie (en matière de prévention, de dépistage ou de soins).

L’égalité entre les femmes et les hommes est également une priorité au cœur de la présidence du G7. La France porte cet engagement dans le cadre du G7 santé pour améliorer la lutte contre les inégalités de genre. Au-delà des pays membres du G7, des organismes et organisations internationales, la société civile est étroitement associée aux travaux du G7 santé.

Les priorités de la France dans le cadre du G7 santé

1) lutter contre les inégalités d’accès aux soins de santé

Aujourd’hui plus de la moitié de la population mondiale n’a pas accès à l’ensemble des services de santé dont elle a besoin. Dans de nombreux pays, les systèmes de santé peinent à répondre à la diversité des enjeux de santé rencontrés par les personnes tout au long de leur vie. Pour lutter contre les inégalités de santé, la France souhaite promouvoir le renforcement des soins de santé primaires qui constituent la pierre angulaire des systèmes de santé et un prérequis au développement socio-économique des populations.

« L’accès aux soins est un droit fondamental sans lequel la stabilité et le développement sont menacés. Investir dans la santé est une impérieuse nécessité pour assurer l’accès des populations à la prévention et à des soins de qualité » Agnès Buzyn

2) mobiliser tous les acteurs pour éliminer d’ici 2030 les trois pandémies : sida, tuberculose, paludisme

Le sida, la tuberculose et le paludisme continuent de faire 2,5 millions de morts par an. La France est historiquement fortement engagée dans la lutte contre ces trois pandémies. Avec 4,2 milliards d’euros depuis 2002, la France est notamment le deuxième contributeur historique au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Toutefois les projections actuelles sont sans appel et montrent que la fragilité des systèmes de santé menace la résurgence des grandes pandémies. La France s’appuiera sur le G7 pour mobiliser l’ensemble des acteurs afin d’améliorer la lutte contre les pandémies. Comme l’a souhaité le Président de la République, la France accueillera pour la première fois la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, qui constituera un temps fort de ce G7. Cette conférence internationale se tiendra à Lyon le 10 octobre 2019 et rassemblera des représentants des pays donateurs, de la société civile et du secteur privé avec une ambition : lever au moins 14 milliards de dollars pour lutter contre les 3 pandémies. Lors de son déplacement à New-Delhi le 8 février 2019, la ministre des Solidarités et de la Santé a rappelé la nécessité d’accélérer le mouvement et de se mobiliser pour parvenir à éliminer ces trois maladies d’ici 2030, conformément aux objectifs du développement durable [1].

« La conférence de reconstitution des fonds doit être un moment de mobilisation de la communauté internationale, de la société civile et de l’opinion publique. […]La France mobilisera tous ses leviers d’influence pour favoriser l’engagement politique et financier des acteurs historiques et de nouveaux acteurs qu’il s’agit de convaincre. […] Chacun est concerné et doit prendre conscience de sa responsabilité à agir » Agnès Buzyn

3) Améliorer l’efficacité des systèmes de santé à travers le partage de bonnes pratiques

La communauté internationale est aujourd’hui appelée à innover en lien avec les acteurs issus de la société civile afin d’établir des modalités de coopération efficace. Dans le cadre du G7, la France partagera avec les pays membres des expériences locales et bonnes pratiques afin de contribuer à améliorer l’efficacité des systèmes de santé.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Si les conclusions de la réunion ministérielle du G7 santé sont destinées à enrichir l’agenda du Sommet des Chefs d’État de Biarritz, elles seront au cœur des débats qui animeront d’autres événements internationaux organisés en 2019 tels que l’assemblée mondiale de la santé, le G20, ou l’Assemblée générale des Nations-Unies.

Pour plus d’informations : rendez-vous sur le site officiel du G7


[1Les objectifs de développement durable sont un appel à l’action de tous les pays – pauvres, riches et à revenu intermédiaire – afin de promouvoir la prospérité tout en protégeant la planète. Ils reconnaissent que mettre fin à la pauvreté doit aller de pair avec des stratégies qui développent la croissance économique et répondent à une série de besoins sociaux, notamment l’éducation, la santé, la protection sociale et les possibilités d’emploi, tout en luttant contre le changement climatique et la protection de l’environnement. Pour en savoir plus : https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/