L’amélioration de la formation et des conditions de travail des internes

Une modernisation des mesures tournée vers l’avenir

Formation clinique et stages, repos de sécurité, rémunération et indemnités… Depuis 2012, le ministère s’est en effet engagé à améliorer les conditions de travail des internes, dont le nombre a fortement augmenté durant ces dernières années pour accompagner la progression du numerus clausus.

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En 2012, le groupe de travail installé en concertation avec l’ensemble des professionnels de santé a proposé un programme portant sur la reconnaissance de l’amélioration des conditions de travail et l’investissement des internes. (Voir le rapport de 2012).

Ainsi, l’année 2014 a été mise à profit pour moderniser la formation des internes, en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés.


LES MESURES MISES EN PLACE


  • L’ouverture à toutes les spécialités des stages en ambulatoire, alors que ceux-ci étaient jusqu’alors réservés aux seuls médecins généralistes. Les futurs professionnels de santé doivent en effet être davantage formés dans les conditions de leur futur exercice : l’exemple de la médecine générale doit essaimer car il est un bon modèle. Afin d’augmenter les capacités de formation en milieu ambulatoire, la ministre a tranché en faveur d’un taux d’inadéquation de 7% entre le nombre d’internes et le nombre de postes – offrant un choix véritable entre plusieurs terrains de stage – ainsi que d’une réorganisation des modalités de financement des postes d’internes par le regroupement de l’ensemble des crédits sur une seule ligne budgétaire, dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015.
  • Les conditions de réalisation des stages ont été renforcées par la sanctuarisation de la formation des maîtres de stage et revalorisées par la mise en place d’indemnités de transport  : à savoir 130€ par mois pour les internes effectuant un stage ambulatoire éloigné de leur domicile et de leur établissement et 125€ par mois pour les internes de médecine générale réalisant leur stage ambulatoire en soins primaires en autonomie supervisée (SASPAS).
  • Le nombre d’années de recherche pour les internes a été doublé. Celles-ci peuvent désormais être suivies en fin d’internat : sans cette mesure, il était difficile pour les internes de médecine générale de bénéficier de cette formation à la recherche.
  • La « fidélisation » des internes une fois diplômés et l’incitation à exercer à l’hôpital. L’attractivité des carrières hospitalières dépend de plusieurs facteurs sur lesquels les pouvoirs publics peuvent agir. En plus des leviers traditionnels que sont les niveaux et les modalités de rémunération, l’amélioration des conditions d’exercice a fait l’objet d’une attention particulière. De nouveaux champs ont été explorés, sur lesquels se focalisaient de fortes attentes : prévention des risques psychosociaux, équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, diversification des modes d’exercice, protection sociale… Sur ce dernier point, un guide complet a été élaboré en lien avec les organisations représentatives et publié, en réponse aux questions de prise en charge les plus fréquemment rencontrées par les internes.

UNE REFORME DESTINÉE AUX FUTURS PROFESSIONNELS DE SANTÉ


En termes de perspectives, le prochain chantier consistera à évaluer la réforme du temps de travail des internes, entrée en vigueur le 1er mai 2015. Cette évaluation régulière sera faite dans le cadre d’un comité national de suivi sur les conditions de travail des étudiants, des internes et des assistants, afin d’accompagner le processus dans les meilleures conditions possibles. Cela, avec une finalité forte : considérer les jeunes comme des professionnels à part entière et leur redonner la juste place qui leur revient au sein des établissements de santé, en garantissant l’équilibre nécessaire entre la formation reçue en stage et hors stage.