Les personnes sensibles ou vulnérables à la pollution de l’air

Il est constaté, notamment au travers d’études scientifiques, que certaines personnes sont plus fragiles que d’autres vis-à-vis de la pollution de l’air. Ceci peut être lié, par exemples, à leur état de santé ou à leur âge : ainsi, les nourrissons et les jeunes enfants sont, en raison de leur appareil respiratoire encore en cours de développement, plus fragiles vis-à-vis des polluants de l’air qu’une personne dont l’appareil respiratoire est mature. Par rapport à la population générale, les personnes fragiles vis-à-vis de la pollution de l’air vont présenter plus rapidement ou plus fortement des symptômes suite à une exposition à cette pollution, que ce soit à court terme ou à long terme.

Les recommandations sanitaires définies en cas de pic de pollution distinguent les populations dites vulnérables ou sensibles à la pollution de l’air, de la population dite générale.

Qu’est-ce qu’une personne vulnérable ? Qu’est-ce qu’une personne sensible ?

Les populations vulnérables et sensibles à la pollution de l’air telles que considérées dans les recommandations sanitaires en cas de pic de pollution, sont ainsi définies :

Population vulnérablePopulation sensible
Femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardio-vasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques. Personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics (par exemple : personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux).

Jusqu’à quel âge, un enfant est-il considéré comme une "personne vulnérable" ?

L’âge à partir duquel le système respiratoire peut être considéré comme mature, varie d’un enfant à un autre. La vitesse de multiplication alvéolaire au cours de la première année de la vie est très rapide, encore rapide jusqu’à l’âge de 3 ans, puis plus lente jusqu’à 8 ans environ. Après cela, il y a une augmentation continue du diamètre des voies aériennes et un remodelage des alvéoles jusqu’à ce que la croissance physique soit terminée, vers l’adolescence.

Est-ce qu’un enfant sensible à la pollution de l’air peut bénéficier d’une prise en charge particulière dans les structures d’accueil en collectivité ?

En collectivité (crèche, halte garderie, école, collège, lycée, centre de vacances ou de loisirs…), un enfant allergique ou souffrant d’une pathologie chronique pouvant être aggravée par la pollution de l’air (asthme par exemple) peut bénéficier d’un projet d’accueil individualisé (PAI) ou d’un projet d’accueil individualisé périscolaire (PAIP), sous réserve d’un accord entre la famille, le directeur de la collectivité et le médecin de la structure d’accueil. Le PAI et le PAIP précisent les adaptations devant être apportées à la vie de l’enfant pendant son temps de présence dans l’établissement concerné. Par exemple, pour les différents effets sanitaires (crise d’asthme…) pouvant survenir chez l’enfant, il est indiqué, dans le PAI ou PAIP, les symptômes pouvant être observés (en cas de crise d’asthme : toux sèche, gêne respiratoire, sifflements audibles, l’enfant se plaint de ne pas pouvoir respirer correctement…) et la conduite à tenir (définie par le médecin traitant et les parents).