Que faire des déchets ?

C’est une question qui revient souvent : que dois-je faire des plants d’ambroisie que je viens d’arracher ou de faucher ?

Quelle classe de déchet ?

Les résidus de plantes envahissantes sont assimilables à des déchets verts : selon la circulaire du 18 novembre 2011 relative à l’interdiction de brûlage à l’air libre des déchets verts, ceux-ci sont définis comme des éléments issus de la tonte de pelouses, de la taille de haies et d’arbustes, d’élagages, de débroussaillement et autres pratiques similaires.

S’ils sont produits par des ménages, ces déchets verts constituent alors des déchets ménagers et peuvent entrer dans plusieurs filières d’élimination (selon les modalités de collecte et de tri en vigueur dans sa commune) ou de valorisation (compostage, méthanisation) des déchets existantes.

A contrario, si les déchets verts sont produits par des entreprises, administrations autres que des ménages, ils constituent ainsi des déchets d’activité économique. Chaque professionnel en est alors responsable et doit en assurer l’élimination en respectant les plans de prévention et de gestion des déchets non-dangereux qui couvrent chaque département.

Gestion des déchets

D’un point de vue plus pratique, il existe des bons gestes à adopter si l’on veut éviter la propagation de l’ambroisie.

Si les plants d’ambroisie ont été arrachés ou coupés avant la grenaison (dès début septembre), ils peuvent être compostés, méthanisés ou laissés sur place sans problème. Il est ensuite possible d’enfouir dans le sol ou d’épandre le compost ou le digestat obtenu. Si des semences sont présentes sur les plants, il vaut mieux alors laisser les déchets sur place pour éviter de disséminer involontairement les graines.

Quand un terrain est envahi par l’ambroisie, l’une des seules manières de réduire la quantité de semences dans le sol est de les laisser germer pour détruire ensuite les plantules. C’est la technique de faux semis.

Le brûlage de végétaux par des particuliers est interdit, sauf dérogations particulières, car la combustion libère dans l’atmosphère des composés toxiques : particules, hydrocarbure aromatiques polycycliques, etc. De plus, le brûlage présente peu d’intérêt en termes de lutte contre l’ambroisie. Les plantes en graines doivent être laissées sur place et la problématique strictement gérée l’année suivante, avant grenaison.

En matière agricole, le brûlage de végétaux ou de résidus de récoltes peut éventuellement être utilisé sous certaines conditions, conformément à la réglementation et aux bonnes pratiques agricoles, dont les règles de conditionnalité prévues par la politique agricole commune (PAC) (articles D615-47 et D681-5 du code rural et de la pêche maritime).

Textes réglementaires

- Article D615-47 du Code rural et de la pêche maritime

- Article D6841-5 du Code rural et de la pêche maritime


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Arrachage d’ambroisies lors d’une journée ambroisie - Isère 2016