La prise en charge des AVC

Pour agir, le gouvernement déploie de nombreuses initiatives et mesures afin de limiter les risques d’AVC et améliorer sa prise en charge. De plus, localement, les agences régionales de santé élaborent et mettent en œuvre les stratégies adaptées à leurs territoires et prenant en compte les déterminants régionaux des maladies cérébro-cardio vasculaires.

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Quels professionnels pour la prise en charge de l’AVC ?

La prise en charge de l’AVC est un exemple-type de parcours de soins et de vie intégrant la prévention, la prise en charge en urgence et la réadaptation, et allant jusqu’au retour à domicile. Le plan d’actions national AVC 2010-2014 a permis de structurer l’intervention rapide et adaptée en urgence de toute suspicion d’AVC et de favoriser la limitation des séquelles par la coordination des acteurs impliqués et le développement des technologies, dont la télémédecine, sur l’ensemble du territoire.

L’année 2015 a été marquée par l’effectivité du déploiement homogène de la prise en charge en urgence sur l’ensemble du territoire grâce au déploiement des 135 unités neurovasculaires (UNV) et des structures d’urgence associées à cette prise en charge appuyée sur la télémédecine.

En 2012, la circulaire DGOS relative à l’organisation des filières AVC a permis en effet d’identifier des filières AVC sur chaque territoire de santé dans lesquels sont identifiés les professionnels hospitaliers comme ceux de ville, médicaux, paramédicaux ou autres non médicaux. Ainsi toute personne victime d’AVC a accès à la neuroexpertise et à un bilan initial de ses besoins de réadaptation, gage d’une prise en charge de qualité pour prévenir au maximum les séquelles et d’une réinsertion sociale voire socioprofessionnelle.

En lien avec les filières AVC de l’adulte, le centre national de référence de l’AVC de l’enfant a établi des recommandations professionnelles pour que l’ensemble des enfants soient accueillis dans une unité de soins à la phase aiguë. La prise en charge spécifique de cette pathologie méconnue, qui touche entre 500 et 1 000 enfants par an, se construit, sur l’ensemble du territoire notamment par la coordination régionale et interrégionale.

 

Pourquoi une journée mondiale de l’AVC ?

Parce que cette pathologie touche 1 personne toutes les 5 secondes dans le monde, l’OMS parle de pandémie et projette une augmentation de l’incidence des AVC de 16 millions en 2005 à 23 millions en 2030.

Parce qu’il s’agit de la première cause de handicap acquis de l’adulte et l’une des principales causes de mortalité en France. Les maladies cérébrovasculaires sont la première cause de décès pour les femmes et la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer. En France, chaque année, 150 000 nouvelles personnes sont touchées par un AVC, soit une toutes les 4 minutes et 30 000 vont en décéder. Cette pathologie souvent ignorée ou négligée touche près de 500 000 français aujourd’hui dont deux tiers en garde des handicaps.