Prise en charge par les professionnels de santé

La prise en charge de la tuberculose, son diagnostic, son traitement et son suivi sont particulièrement bien définis au plan international et en France. Les conséquences individuelles et collectives d’éventuelles prises en charges inappropriées sont importantes. Les praticiens sont fortement invités à se reporter aux recommandations en vigueur de la Haute autorité de santé (HAS) sur ce sujet.

Assurer la qualité de la prise en charge de la tuberculose

Le traitement repose sur l’association de plusieurs antibiotiques spécifiques (antituberculeux) pendant au moins six mois. La contagiosité diminue rapidement au début du traitement, néanmoins des mesures d’isolement respiratoires peuvent être indispensables dans certains cas (hospitalisation en chambre seule, port de masque, …). La maladie est prise en charge à 100% par l’assurance maladie dans le cadre des affections longues durée (ALD).

Le traitement, pour être efficace, doit être pris régulièrement tous les jours pendant toute la durée de la prescription ; l’équipe soignante doit anticiper et prévenir le risque d’abandon de traitement ; la communication avec les patients -au besoin avec l’aide de traducteurs professionnels- et leur accompagnement constitue un élément clef du traitement. Un traitement interrompu trop précocement ou pris de façon irrégulière expose aux risques de rechutes ou d’apparition de résistance du bacille aux antituberculeux.

Pour en savoir plus :

Prendre en compte les tuberculoses à bacilles résistants et multi-résistants (MDR)

Afin d’éviter l’apparition et la transmission des formes de tuberculose qui ne sont plus sensibles aux antibiotiques antituberculeux courants, et pour préciser les modalités de prise en charge des personnes ayant une tuberculose MDR, une instruction spécifique a été diffusée en s’appuyant sur les dernières recommandations des experts du Haut Conseil de Santé Publique.

Ces textes sont accessibles ci-dessous :

Dépister et prendre en charge l’infection tuberculeuse

Ce dépistage doit être réservé aux populations ayant un risque reconnu, comme :
- Les personnes immunodéprimées, les personnes infectées par le VIH, les enfants de moins de quinze ans provenant de pays où la prévalence de la tuberculeuse est élevée
- Les personnes ayant été dans l’entourage d’un malade tuberculeux

Des recommandations spécifiques sur ces enquêtes d’entourage sont disponibles : Enquête autour d’un cas de tuberculose. Recommandations pratiques (HCSP, octobre 2013)

Les tests utilisés pour le dépistage de l’infection tuberculeuse latente, qui permettent de mettre en évidence une empreinte immunologique d’un contact antérieur avec des antigènes de mycobactéries, ont fait l’objet de prises de position des experts et de textes réglementaires. Il s’agit de :
- l’Intradermo Réaction à la tuberculine (IDR, test de Mantoux, Tubertest ®)
- les tests IGRA (test sanguin de mesure de la production d’interféron gamma en présence d’antigènes spécifiques de la tuberculose)

- Avis et argumentaire de la HAS concernant l’utilisation des test IGRA (2015-2016)
- Avis du HCSP relatif à l’utilisation des tests IGRA (2011)

Règles d’utilisation et d’interprétation de l’IDR à la tuberculine :
- Arrêté du 13 juillet 2004 relatif à la pratique de la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG et aux tests tuberculiniques (ICI)