Le coronavirus responsable de la Covid-19 se transmet :
Par aérosol, en provenance de la bouche ou du nez. Le mot « aérosol » désigne la suspension, dans un milieu gazeux (air, dans la plupart des cas), de particules liquides et/ou solides, encore plus petites que les gouttelettes entre 0,7 microns et 1,25 microns et présentant une vitesse limite de chute négligeable. C’est pourquoi le port du masque, recouvrant bien le nez et la bouche, permet de réduire les risques de contaminations, en particulier en milieu clos.
Par les gouttelettes, qui sont les sécrétions respiratoires qu’on émet quand on tousse, qu’on éternue ou qu’on parle. Le virus est transporté par les gouttelettes qui peuvent atteindre une personne à proximité (jusqu’à 2 mètres) ou chuter et se fixer sur une surface. La majorité des gouttes à la sortie du nez ou de la bouche ont un diamètre moyen entre 10 et 20 microns.
Par les mains en touchant une surface souillée par les gouttelettes.
L’excrétion respiratoire du virus SARS-CoV-2 est majeure juste avant d’avoir les symptômes et en début de maladie Covid-19, avec une décroissance progressive au cours de l’évolution de la maladie.
Ainsi en l’absence de masque, les gouttelettes les plus grosses vont se déposer par gravité sur les surfaces à proximité immédiate de l’émetteur, tandis que celles de diamètre plus faible et plus légères sont emportées dans le flux d’air qui se mélange à l’air ambiant.
La transmission aéroportée du virus SARS-CoV-2 est donc particulièrement importante en espaces clos mal ventilés et dans les regroupements et rassemblements en extérieur.
Dans l’air extérieur, les particules de virus sont diluées dont la probabilité qu’une personne en respire en quantité suffisante pour donner lieu à une infection est faible lorsque la distanciation entre les personnes est respectée. Lors de rassemblements importants de personnes où la distanciation ne peut être respectée, le risque de transmission persiste et dans ce cas, le port d’un masque bien ajusté permet de réduire les risques.
La mise en place de mesures visant à limiter l’émission à distance de particules de taille variée susceptibles de contenir du virus par les personnes infectées, la distanciation physique et la protection des voies respiratoires par le port du masque des personnes en contact, sont donc les axes majeurs de prévention du risque de transmission aéroportée du virus SARS-CoV-2.
C’est pour cela qu’il est important de respecter le port du masque et d’aérer les pièces, en permanence si possible et au moins plusieurs minutes toutes les heures, si on est plusieurs en intérieur.
Au regard des connaissances scientifiques disponibles, en complément des mesures barrières, la maîtrise de la qualité de l’air intérieur (QAI) constitue en effet un élément essentiel de prévention afin de réduire le risque de transmission du SARS-CoV-2. Cette maîtrise de la QAI consiste à assurer, quel que soit le contexte, un renouvellement régulier de l’air dans tous les espaces clos au moyen d’une aération (ouverture des ouvrants donnant vers l’extérieur) et/ou d’une ventilation naturelle ou mécanique, afin d’apporter de l’air "neuf"/venant de l’extérieur et d’évacuer vers l’extérieur l’air ayant séjourné à l’intérieur. L’utilisation de capteurs de CO2 peut permettre de s’assurer d’une aération/ventilation suffisante et est donc recommandée.
Pour une information complète sur le sujet, vous pouvez vous référer aux documents suivants :
Fiche « Maîtrise de la qualité de l’air intérieur dans les établissements recevant du public (ERP), dans le contexte de l’épidémie de Covid-19 »
Fiche pratique « Recommandations en matière d’aération, de ventilation, de climatisation et de chauffage en période d’épidémie de Covid-19 »