Les tests de dépistage du Covid-19

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Quel test de dépistage Covid choisir ?
Quel test de dépistage Covid choisir ?
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Sur la base de l’avis du Haut Conseil de la Santé publique rendu le 11 février 2022 et précisant les évolutions possibles en cas de situation sanitaire favorable, un assouplissement de la doctrine de dépistage a notamment été mise en place pour les personnes contacts. Depuis le 21 mars 2022, les personnes contacts, et ce quel que soit leur statut vaccinal, n’ont plus à réaliser qu’un seul test (autotest ou test antigénique ou test RT-PCR) à J2 de la date de notification du statut de contact.

Dans le cas d’un autotest ou test antigénique positif, la personne doit faire un test RT-PCR de confirmation. Dans l‘attente du résultat elle est considérée comme cas possible et doit s’isoler.


Réponses clés

Si j’ai des symptômes, je réalise immédiatement un test.

Si je suis une personne contact d’un cas confirmé de Covid-19, quel que soit mon statut vaccinal, je réalise un test deux jours après avoir appris que j’étais contact.

Si je souhaite me réassurer, je peux effecteur des autotests régulièrement.

Si le résultat de mon test antigénique ou de mon autotest est positif, j’effectue un test RT-PCR de confirmation. Dans l’attente du résultat, je suis considéré comme cas positif et je m’isole.

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, plus de 270 millions de tests RT-PCR et antigéniques ont été réalisés en France à date du 28 février 2022.

On note un record de tests sur 7 jours glissants pour la semaine du 5 au 11 janvier 2022 avec 12,8 millions de tests effectués. La journée où le nombre de tests atteint un pic est le 10 janvier 2022, qui cumule 2,2 millions de tests.

En février 2022, 5,5 millions de tests étaient réalisés en première semaine, contre 2,6 millions lors de la dernière semaine de février 2022.

Cet effort sans précédent place la France parmi les pays européens qui testent le plus. Il entre dans le cadre de la stratégie globale des autorités sanitaires pour contenir l’épidémie : « tester, alerter, protéger ».

Le site web www.sante.fr, accessible à tous, recense les points de dépistage sur l’ensemble du territoire.

Actuellement, il existe deux catégories de tests :
- les tests de dépistage pour rechercher la présence du virus (RT-PCR, test antigénique, autotest) ;
- les tests sérologiques pour rechercher la présence d’anticorps.

Il existe deux types de tests sérologiques :
- les tests sérologiques quantitatifs réalisés dans un laboratoire de biologie médicale, sur prélèvement sanguin (prise de sang) ;
- les tests rapides d’orientation diagnostique sérologique qualitatifs, réalisés par un professionnel de santé, sur prélèvement d’une goutte de sang au bout du doigt.

Il existe deux types de test virologiques :
- le test RT-PCR recherche la présence de l’ARN du virus, l’analyse est réalisée par un biologiste dans un laboratoire de biologie médical. Le résultat est obtenu en quelques heures ;
- le test antigénique recherche les antigènes présents à la surface du virus, il s’agit d’un test rapide réalisé par un professionnel de santé. Le résultat est obtenu en quelques minutes.

À noter que le test de référence pour détecter le virus du Covid-19 est le test RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé.

Au 4 mars 2022, les tests de dépistage autorisés en France sont les suivants :

  • les tests RT-PCR ou antigénique pour
    • les personnes symptomatiques,
    • les personnes contact complètement vaccinées (au sens du "pass sanitaire") ou de moins de 12 ans,
    • les personnes contact n’ayant pas un schéma vaccinal complet, afin de sortir de leur isolement de 7 jours.
  • les autotests pour les personnes complètement vaccinées (au sens du "pass sanitaire") ou de moins de 12 ans, lorsqu’elles sont personnes contact ou lorsqu’elles souhaitent se réassurer.

La liste des tests autorisés en France est disponible sur le site dédié du ministère chargé de la Santé : covid-19.sante.gouv.fr/tests.

Retrouvez tous les points de prélèvement des tests virologiques (RT-PCR et antigéniques) autour de vous et leurs horaires d’ouverture sur le site www.sante.fr.

Pour un test RT-PCR qui doit faire l’objet d’une analyse en laboratoire de biologie médicale, le résultat est délivré en moins de 24h dans 99% des cas (données octobre 2021).

Pour un test antigénique réalisé par un professionnel de santé, selon le fabriquant, le résultat est communiqué dans les 30 minutes maximum.

S’agissant des autotests sur prélèvement nasal, selon le fabricant, le résultat est déterminé entre 15 et 20 minutes maximum.

Le prélèvement nasopharyngé, oropharyngé, salivaire ou nasal nécessaire à l’examen de détection du virus du Covid-19 peut être réalisé par les professionnels suivants :

  • Les médecins, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les pharmaciens, les masseurs-kinésithérapeutes ou les infirmiers ;
  • Les professionnels de santé suivants sous la responsabilité d’un professionnel cité au point précédent :
    • manipulateur d’électroradiologie médicale,
    • technicien de laboratoire médical,
    • préparateur en pharmacie,
    • aide-soignant,
    • auxiliaire de puériculture,
    • ambulancier,
    • orthophoniste,
    • pédicure-podologue,
    • orthoptiste,
    • physicien médical,
    • ergothérapeute,
    • psychomotricien,
    • audioprothésiste,
    • diététicien,
    • opticien-lunetier,
    • orthoprothésiste,
    • podo-orthésiste,
    • oculariste,
    • épithésiste,
    • orthopédiste-orthésiste,
    • assistant dentaire ;
  • Les personnes titulaires d’un diplôme dans le domaine de la biologie moléculaire ou justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins un an dans ce domaine ;
  • Les étudiants ayant validé leur première année en médecine, odontologie, pharmacie, maïeutique, masso-kinésithérapie ou soins infirmiers ;
  • Les étudiants en master de biologie moléculaire mention “biologie moléculaire et cellulaire” ou “biochimie, biologie moléculaire” ;
  • Les vétérinaires exerçant dans les conditions mentionnées à l’article L. 241-1 du code rural et de la pêche maritime et les inspecteurs de santé publique vétérinaire détenteurs d’un diplôme, certificat ou titre permettant l’exercice en France des activités de vétérinaire ;
  • Pour une zone et une période définies par le représentant de l’État territorialement compétent, sous la responsabilité d’un professionnel de santé :
    • Un sapeur-pompier professionnel ou volontaire titulaire du bloc de compétences "Agir en qualité d’équipier prompt-secours" défini dans les référentiels nationaux d’activités et de compétences et les référentiels nationaux d’évaluation de l’emploi opérationnel d’équipier prévus à l’article 4 de l’arrêté du 22 août 2019 relatif aux formations des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires et publiés sur le site internet du ministère de l’Intérieur ;
    • Un sapeur-pompier de Paris titulaire de la formation élémentaire en filière "sapeur-pompier de Paris" (SPP) ou filière "secours à victimes" (SAV) ou titulaires de leur formation élémentaire en filière "spécialiste" (SPE) ;
    • Un marin-pompier de Marseille détenant le brevet élémentaire de matelot pompier (BE MOPOMPI) ou le brevet élémentaire de pompier volontaire (BE MAPOV) ou le brevet élémentaire de sécurité et logistique (BE SELOG) ;
    • Un secouriste d’une association agréée de sécurité civile, titulaire de l’unité d’enseignement "premier secours en équipe de niveau 1" à jour de sa formation continue.

Les tests antigéniques

Deux catégories de tests antigéniques sont aujourd’hui déployées en France :
- les tests antigéniques sur prélèvement nasopharyngé, réalisé par un professionnel de santé ;
- les autotests, réalisés sur auto-prélèvement nasal (ou autotests).

Le test antigénique recherche les antigènes présents à la surface du virus.

Les tests antigéniques rendent un résultat en quelques minutes et permettent le diagnostic précoce des malades dès la phase aiguë. Ils répondent à la question « le patient est-il oui ou non porteur du Covid-19 ? ». Les tests antigéniques sont à ce jour réalisés uniquement à partir de prélèvements dans le nasopharynx (nez), par écouvillon.

L’utilisation de tests rapides antigéniques présente un triple intérêt :
- elle permet d’ajouter une capacité supplémentaire de dépistage en complément des capacités déployées dans les laboratoires de biologie médicale, hospitaliers ou de ville ;
- son analyse peut être réalisée en dehors des laboratoires de biologie médicale (barnums, services hospitaliers, aéroports par exemple) ;
- elle permet de prendre, dans un laps de temps très court, les mesures nécessaires (isolement, engagement du contact-tracing, etc.).

Les autotests appartiennent à une catégorie de test antigéniques, pour plus d’information vous pouvez consulter la foire aux questions dédiée.

Le test de référence pour le Covid-19 est la RT-PCR.

Les tests antigéniques sont globalement moins sensibles que la RT-PCR, mais leur rapidité de rendu de résultat est un atout pour casser rapidement les chaînes de transmission, isoler les cas positifs et réaliser un contact-tracing afin d’identifier les personnes contacts à risque. C’est pour cela que la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé leur utilisation.

La HAS a émis des recommandations sur les performances des tests antigéniques dans son avis en date du 24 septembre 2020.

La Haute Autorité de santé impose, pour autoriser ces tests, qu’ils soient en mesure de détecter la présence du virus chez une personne effectivement malade dans 80% des cas a minima, et qu’ils soient en mesure de constater l’absence de virus chez une personne effectivement non malade dans plus de 99% des cas. Ainsi, le risque de faux positifs, c’est-à-dire le risque d’être testé positif alors qu’on n’est en réalité pas porteur du virus, est extrêmement faible : ce risque survient dans moins d’1% des cas. Les autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel ne sont autorisés que chez les personnes asymptomatiques, majeures et non identifiées comme contact à risque.

Les tests autorisés en France figurant sur le site du ministère chargé de la Santé répondent à ces indicateurs de performance.

Oui, tout test antigénique positif doit être confirmé, par un test RT-PCR, afin notamment de permettre la détection d’un éventuel variant. Cette démarche participe à la surveillance mise en place pour analyser la circulation du virus et la détection d’une éventuelle mutation du virus. Dans l‘attente du résultat du test de confirmation, la personne est considérée comme cas confirmé et doit suivre la conduite à tenir adéquate.

Le résultat d’un test antigénique positif réalisé par un professionnel de santé est un justificatif de prise en charge pour le tests RT-PCR de confirmation.


Les prélèvements salivaires

Dans un avis du 10 février 2021, la Haute Autorité de santé a autorisé les tests RT-PCR sur prélèvement salivaire de détection du Covid-19 dans les indications suivantes :
- Pour les personnes asymptomatiques, dans le cadre d’un dépistage itératif ciblé à large échelle sur population fermée. Par exemple, cela peut concerner, d’une part, les établissements d’accueil du jeune enfant et les élèves des écoles et collèges, et d’autre part, les établissements de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux (pour enfants et adultes en situation de handicap, pour personnes âgées), à la fois pour le personnel et pour les patients ou résidents.
- Pour les personnes-contacts et les personnes symptomatiques, lorsque le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible.

Le caractère non invasif du prélèvement permet une très bonne acceptabilité des tests salivaires, notamment lors de campagnes de dépistage itératives (répétées) chez les personnes asymptomatiques.

Consultez notre guide d’accompagnement pour réaliser un test salivaire, et sa version imprimable.

À noter qu’à ce jour, seuls les tests RT-PCR sont autorisés sur prélèvement salivaire. Les autotests et les tests antigéniques sur prélèvement salivaire ne sont pas autorisés en France en raison de leurs performances, jugées insuffisantes par la Haute Autorité de santé (HAS). Cet avis défavorable a été renouvelé par la HAS le 21 février 2022, faut d’efficacité démontrée.

La Haute Autorité de santé a confirmé la bonne sensibilité des tests RT-PCR salivaires. La sensibilité de ces tests est estimée à 85%, ce qui est légèrement inférieur (3% à 11%) à celle des tests RT-PCR qui utilisent le prélèvement nasopharyngé.

Ce niveau de performance permet de les reconnaitre et de les déployer en France.

Le prélèvement salivaire est réalisé par un crachat dans un tube de prélèvement. Un test RT-PCR sur prélèvement salivaire se distingue uniquement d’un RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé au moment du prélèvement. L’analyse est également réalisée dans un laboratoire de biologie médicale, le temps de rendu du résultat par le laboratoire d’un test RT-PCR sur prélèvement salivaire est identique au test RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé. Il ne permet pas de gain de temps, son principal apport est lié à son acceptabilité qui est meilleure.


La prise en charge

Depuis le début de la pandémie, l’Assurance maladie a pris en charge les tests autorisés à 100% sans avance de frais, sans exception pour les personnes avec ou sans symptôme de Covid-19 et pour les personnes contacts à risque.

Depuis le 15 octobre 2021, les tests ne sont plus pris en charge de manière systématique. Seules continuent à bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance maladie les personnes :
- présentant une prescription médicale de moins de 48h ou une convocation émise par un établissement de santé pour un test réalisé dans les 24h précédent les soins programmés ;
- ayant un certificat de vaccination valide (au sens du "pass sanitaire") ou une contre-indication à la vaccination ;
- mineures ;
- identifiées dans le cadre du contact-tracing fait par l’Assurance maladie, l’ARS ou l’Éducation nationale ;
- concernées par des campagnes de dépistage collectif, organisées par les Agences régionales de santé ou au sein des établissements de l’Éducation nationale par exemple ;
- ayant un certificat de rétablissement en cours de validité.

La prise en charge d’un test de dépistage (test RT-PCR ou antigénique) réalisé à l’étranger dépend du pays dans lequel il est effectué.

Pour continuer à bénéficier de la prise en charge d’un test de dépistage par l’Assurance maladie, les preuves suivantes peuvent être apportées :
- un certificat de vaccination valide (au sens du "pass sanitaire"), de contre-indication vaccinale ou de rétablissement, sous forme de QR-Code (papier ou numérique par exemple via l’application TousAntiCovid). Le professionnel de santé pourra vérifier l’authenticité de la preuve via TAC Vérif + ;
- une pièce d’identité pour les mineurs ;
- un justificatif de contact à risque (mail ou SMS) envoyé par l’Assurance maladie. Le professionnel de santé pourra vérifier l’authenticité de la preuve en consultant les données de Contact-Covid ;
- une prescription médicale délivrée par un médecin ou une sage-femme, valable 48h et non-renouvelable ;
- une convocation émise par un établissement de santé pour des soins programmés, pour un test réalisé dans les 24h précédant ces soins.

La consultation d’un médecin dans les plus brefs délais est nécessaire. Si celui-ci établit une prescription médicale pour la réalisation d’un test de dépistage, le test sera pris en charge par l’Assurance maladie, sur présentation de l’ordonnance dans les 48 heures.

Sans ordonnance médicale, le test est payant, qu’il soit réalisé en laboratoire ou en officine. Si le test est positif, il ne sera pas remboursé.

Oui, le test est payant.

Pour bénéficier du remboursement, il faut présenter une preuve parmi la liste suivante :
- un certificat de vaccination valide (au sens du "pass sanitaire"), de contre-indication vaccinale ou de rétablissement, sous forme de QR-Code (papier ou numérique par exemple via l’application TousAntiCovid). Le professionnel de santé pourra vérifier l’authenticité de la preuve via TAC Vérif + ;
- une pièce d’identité pour les mineurs ;
- un justificatif de contact à risque (mail ou SMS) envoyé par l’Assurance maladie. Le professionnel de santé pourra vérifier l’authenticité de la preuve en consultant les données de Contact-Covid ;
- une prescription médicale délivrée par un médecin ou une sage-femme, valable 48h et non-renouvelable
- une convocation émise par un établissement de santé pour des soins programmés, valable 72 heures avant ces soins.

Il est possible de bénéficier de la prise en charge par l’Assurance maladie pour des autotests dans plusieurs situation :
- Pour les aides aux personnes âgées et aux personnes handicapées afin de sécuriser leur activité en contact rapproché avec des personnes à risque de formes graves de Covid-19. Sont concernés par cette prise en charge les services d’aide à domicile (SAAD en service prestataire, intervenants mandataires, particuliers employeurs, salariés des SSIAD, salariés de service pour personnes handicapées) et les accueillants familiaux. La délivrance gratuite d’autotest sera assurée sur présentation d’un justificatif professionnel, dans la limite de 10 autotests par mois.
- Pour les personnes avec schéma vaccinal complet (au sens du "pass sanitaire") ou ayant moins de 12 ans, et contact à risque qui se voient remettre un autotest pris en charge en pharmacie et à réaliser à J+2 après avoir appris qu’elles étaient cas contact. Elles présentent un document justifiant de leur statut de personne contact à risque (SMS/mail de l’Assurance maladie, courrier de l’Éducation nationale ou attestation sur l’honneur justifiant être personne contact).
- Dans le cadre des campagnes de dépistages itératifs organisées par l’État.
- Pour les professionnels exerçant en école, collège et lycées qui peuvent se voir délivrer 10 autotests en officine sur présentation d’un bon de retrait nominatif établi par leur employeur (rectorat, établissement ou collectivité territoriale).

Les autotests vendus en pharmacie, destinés à un usage personnel, ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie pour le grand public.

Les médecins et les sages-femmes (aux femmes enceintes et à leur entourage proche) peuvent effectuer une prescription médicale dans ce cadre. Cette dernière est valable 48 heures et n’est pas renouvelable.

Les prix à régler par les personnes ne bénéficiant pas d’une prise en charge varient en fonction du type de test (test RT-PCR, antigénique ou autotest réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé) et du lieu où ils sont effectués (métropole ou outre-mer).

Ainsi :
- Pour les tests RT-PCR réalisés sur prélèvement nasopharyngé par des laboratoires de biologie médicale, le tarif de référence est de 41,19 euros.
- Pour les tests antigéniques (TAG), le tarif est de 20 euros.
- Pour les autotests sous supervision (réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé), le tarif de référence est de 12,05 euros.

Le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) indiquent dans leurs avis respectifs des 21 et 22 juillet 2021 qu’il n’y a pas de contre-indications spécifiques à la vaccination pour les femmes enceintes, y compris pendant le premier trimestre de la grossesse. Au contraire, la note du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale du 2 février 2022 insiste sur l’importance de la vaccination des femmes enceintes et sur les risques encourus par la mère et son enfant en cas d’infection. De ce fait, les femmes enceintes peuvent se faire vacciner dès le début de la grossesse, ce qui ne justifie pas une prise en charge de leurs tests. Toutefois, les sages-femmes, si elles l’estiment nécessaire, peuvent prescrire un test de dépistage antigénique ou RT-PCR aux femmes enceintes et à leur entourage proche.

Afin de tenir compte des spécificités de certains territoires d’outre-mer, notamment en matière de situation sanitaire et d’offre de soin, la fin de la gratuité des tests y est prolongée.

En Guyane, en Martinique et en Guadeloupe, les tests sont intégralement remboursés jusqu’au 30 septembre 2022 (conformément à l’arrêté publié au Journal Officiel du 30 juin 2022) ; à Mayotte, la gratuité reste de mise jusqu’à nouvel ordre du fait de la fragilité du système de dépistage local.

La prise en charge d’un test de dépistage (test RT-PCR ou par détection antigénique) réalisé à l’étranger dépend du pays dans lequel il est effectué.

Plus d’informations sur le site ameli.fr.

Les tests sérologiques effectués par dans les laboratoires de biologie médicale sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sur prescription médicale, dans les cas suivants :
- En complément de diagnostic pour confirmer le fait qu’une personne est infectée lorsqu’elle présente des symptômes, mais qu’un premier test RT-PCR s’est révélé négatif ;
- Après la maladie, alors que la personne ne présente plus de symptômes et n’a jamais été testée positive par un test RT-PCR, pour confirmer qu’elle a bien été infectée par le virus et permettre ainsi par exemple d’éviter d’éventuelles complications ultérieures ;
- Pour les personnels de santé ou qui exercent en structure médicale ou médico-sociale, en raison de leur exposition particulière au virus et compte tenu du fait qu’ils interviennent régulièrement au contact de personnes fragiles ;
- Pour les personnes vaccinées et sévèrement immunodéprimées (en post vaccinal).

Concernant les tests sérologiques rapides (TROD), ils peuvent être réalisés avant la première dose de vaccination, afin de permettre en cas de positivité, la mise en place d’un schéma vaccinal complet monodose. Les TROD sérologiques utilisés dans cette indication sont pris en charge par l’Assurance maladie.


Le "pass sanitaire"

Les tests RT-PCR, les tests antigéniques et les autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé sont reconnus comme preuve pour l’obtention d’un "pass sanitaire", dans la limite de leur durée de validité de 24h. Il est à noter que les autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé ne sont pas reconnus dans le cadre des passages de frontières entre pays, au sein de l’UE notamment.

Les autotests réalisés sans supervision qui sont désormais prescrits dans le cadre des conduites à tenir pour les personnes contact et recommandés pour des tests de réassurance ne donnent par contre pas accès au "pass sanitaire". Pour plus d’information sur les autotests, vous pouvez consulter la foire aux questions dédiée.

Afin d’assurer une protection individuelle, notamment des personnes les plus fragiles qui se présentent dans les établissements de santé et médicaux sociaux, il est demandé à tous les patients de présenter un « pass sanitaire » pour accéder à ces établissements. Le « pass sanitaire » consiste en la présentation, numérique (via l’application TousAntiCovid) ou papier, d’une preuve sanitaire, parmi les trois suivantes :

  • Un certificat de vaccination, à la condition que les personnes disposent d’un schéma vaccinal complet et du délai nécessaire après l’injection finale ;
  • La preuve d’un test négatif de moins de 24h (RT-PCR, test antigénique ou autotest réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé) ;
  • Le résultat d’un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement du Covid-19, datant d’au moins 11 jours et de moins de 4 mois.

Un certificat médical attestant d’une contre-indication médicale à la vaccination peut être présenté à la place des 3 documents précités.

Il est également rappelé que le masque reste obligatoire dans les établissements de santé et médico-sociaux.

Oui, les autotests peuvent donner lieu à l’émission d’un "pass sanitaire", s’ils sont réalisés sous la supervision d’un pharmacien, autrement appelé "autotest supervisé". En revanche ils ne sont pas valables dans le cadre du contrôle sanitaire aux frontières.

Les tests sérologiques ne sont pas reconnus dans le "pass sanitaire" et ne permettent pas d’établir un certificat de rétablissement, car il n’existe pas de seuil d’anticorps permettant de dire si une personne ayant été infectée est protégée. Par ailleurs, ils ne permettent pas de documenter précisément la date de l’infection, et donc de démontrer si celle-ci est survenue il y a moins de six mois.


Le dépistage des enfants

Le test de référence est le test RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé.

Il est possible de faire tester les enfants grâce à des tests RT-PCR sur prélèvement salivaire en laboratoire de biologie médicale ou des tests antigéniques sur prélèvement nasal en officine de pharmacie, ce qui renforce l’acceptabilité de ces tests en limitant le caractère invasif de ces derniers.
Enfin, il est également possible d’effectuer des autotests dans les conditions évoquées aux conditions précédentes. Pour plus d’informations, le Guide autotests est à votre disposition.

Le test antigénique sur prélèvement nasal peut être effectué dans les conditions suivantes :
- En 2nde intention, lorsque le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible ;
- Uniquement chez les enfants de moins de 12 ans, symptomatiques ou asymptomatiques et cas-contacts, notamment dans le cadre de l’application du protocole sanitaire de l’Éducation nationale.

Le test nasal peut être réalisé par 6 professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes, masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes). Pour les enfants de moins de 3 ans, symptomatiques ou asymptomatiques et cas-contacts, il est fortement recommandé qu’il soit réalisé chez une médecin pédiatre.

  • Si mon enfant a moins de 12 ans, indépendamment de son statut vaccinal, ou qu’il a plus de 12 ans avec un schéma vaccinal complet :
    • S’il est cas positif : isolement d’une durée de 7 jours après la date du début des signes ou la date de prélèvement du test positif (7 jours pleins). Levée de l’isolement possible à J5 avec un résultat de test RT-PCR ou antigénique négatif (et en l’absence de symptômes depuis 48h). Si le test réalisé à J5 est positif ou en l’absence de réalisation de ce test, l’isolement est de 7 jours au total (pas de nouveau test à réaliser à J7).
    • S’il est personne contact : les élèves de moins de 12 ans, de même que les élèves disposant d’un schéma vaccinal complet, n’ont pas de quarantaine à respecter mais devront réaliser un autotest 2 jours (J2) après le dernier contact avec le cas confirmé (sans isolement entre J0 et J2) ou au moment de l’information de la survenue du cas si elle intervient plus de 2 jours après le dernier contact. Les représentants légaux se voient remettre les autotests gratuitement en pharmacie sur présentation d’une attestation/courrier fourni par l’école.
  • Si mon enfant a plus de 12 ans et est non vacciné ou avec un schéma vaccinal incomplet :
    • S’il est cas positif : isolement d’une durée de 10 jours après la date du début des signes ou la date de prélèvement du test positif (10 jours pleins). Levée de l’isolement possible à J7 avec un résultat de test antigénique ou RT-PCR négatif (et en l’absence de signes cliniques d’infection depuis 48h). Si le test réalisé à J7 est positif ou en l’absence de réalisation de ce test, l’isolement est de 10 jours au total (pas de nouveau test à réaliser à J10).
    • S’il est personne contact : depuis le 21 mars 2022, les cas contacts de 12 ans et plus ne disposant pas d’un schéma vaccinal complet ne sont plus tenus d’observer une quarantaine. Ils réalisent également un autotest à J2 après le dernier contact avec le cas confirmé (sans isolement entre J0 et J2) ou au moment de l’information de la survenue du cas si elle intervient plus de 2 jours après le dernier contact.

Plus d’informations sur le site de l’Éducation nationale : www.education.gouv.fr/covid-19-questions-reponses


Les opérations de dépistage collectif

Les centres de dépistage permettent de multiplier les opérations de dépistage, dans ou en dehors des lieux d’exercice habituels des professionnels de santé qui les organisent, afin de :
- Faciliter l’accès au dépistage, pour la population générale et les publics scolaires ;
- Renforcer l’offre, en particulier au sein des territoires qui rencontrent de fortes tensions dans l’accès aux tests.

Les 6 professions suivantes - médecins, pharmaciens, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes - sont autorisées à réaliser des opérations de dépistage :
- sur leur lieu d’exercice habituel ;
- en dehors de leur lieu d’exercice habituel, de leur propre initiative, ou de celle de l’ARS, de la préfecture ou d’une collectivité territoriale.

Ils peuvent s’appuyer, sous leur responsabilité et sous réserve qu’ils aient suivi une formation au préalable, sur d’autres professionnels de santé (voir la question « Quels sont les professionnels habilités à réaliser des tests ? »), certains étudiants des filières médicales ou biologiques, ainsi que les vétérinaires et inspecteurs de santé publique vétérinaire. La liste des professionnels autorisées à réaliser du dépistage est désormais alignée sur celle des professionnels qui pratiquent l’acte de la vaccination, de même que leurs modalités de rémunération.


La fraude

Il existe plusieurs types de fraudes ou d’infractions :
- L’absence d’un professionnel de santé sur place, puisque l’acte de dépistage doit être impérativement effectué en présence d’un professionnel de santé ;
- l’absence de déclaration préalable au représentant de l’État de l’opération de dépistage ;
- la conformité des tests utilisés notamment leur inscription sur le site du ministère chargé de la Santé www.covid-19.sante.gouv.fr et les modalités de stockage et d’utilisation ;
- la facturation abusive des tests (cf. cas ci-dessous).

Pour rappel, les tests antigéniques et les autotests sur prélèvement salivaire ne sont pas autorisés en France au vu de leurs faibles performances.

Au moindre doute :

  • Evitez de vous faire tester à cet endroit, ou refaites un dépistage si vous vous en apercevez après le test,
  • Contactez l’Agence régionale de santé de votre région pour que celle-ci puisse réaliser une inspection. Chaque Agence régionale de santé possède un site internet avec une adresse email de contact.

Les fraudes et non conformités ont des conséquences pour le public et peuvent porter préjudice aux personnes venues se faire tester :
- Le prélèvement peut être mal réalisé et blesser la personne ;
- le prélèvement peut conduire à un résultat faussement négatif. La personne pensera donc être négative et risque de contaminer son entourage ;
- les tests utilisés peuvent ne pas être reconnus par les instances de santé ;
- enfin, depuis le 9 septembre 2021, dès lors qu’une fraude est détectée, les preuves de tests sont annulées.

Consultez notre flyer d’information sur la fin de la prise en charge systématique des tests