Les autotests

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Qu’est-ce qu’un autotest ?

Un autotest Covid est un test antigénique dont le prélèvement et la lecture du résultat peuvent être réalisés seul, d’après les indications fournies par un professionnel et après lecture des conditions d’utilisation et du « guide d’utilisation » fournis lors de l’achat.

Le mode de prélèvement autorisé aujourd’hui est l’auto-prélèvement nasal, qui est moins profond que le prélèvement nasopharyngé pratiqué pour les tests PCR et antigéniques classiques. Le résultat est déterminé en quinze à vingt minutes, selon la notice du fabricant.

Les autotests sont-ils payants ?

Il est possible de bénéficier de la prise en charge par l’Assurance maladie pour des autotests dans trois types de situation :
- Pour les aides aux personnes âgées et aux personnes handicapées afin de sécuriser leur activité en contact rapproché avec des personnes à risque de formes graves de Covid-19. Sont concernés par cette prise en charge les services d’aide à domicile (SAAD en service prestataire, intervenants mandataires, particuliers employeurs, salariés des SSIAD, salariés de service pour personnes handicapées) et les accueillants familiaux. La délivrance gratuite d’autotest sera assurée sur présentation d’un justificatif professionnel, dans la limite de 10 autotests par mois. Au total, environ 600 000 professionnels bénéficieront de cette prise en charge intégrale par l’Assurance maladie.
- Pour les personnes avec schéma vaccinal complet ou moins de 12 ans et contact à risque qui se voient remettre deux autotests gratuitement en pharmacie lors de la réalisation de leur test immédiat. Elles présentent la preuve du dépistage immédiat (résultat de test négatif), ainsi qu’une attestation sur l’honneur justifiant être personne contact.
- Dans le cadre des campagnes de dépistages itératifs organisées par l’État.

Les autotests vendus en pharmacie et en grande surface ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie pour le grand public.

De quelle manière les autotests renforcent-ils la stratégie française de dépistage ?

Le système de dépistage français figure parmi les plus performants en Europe : une offre de proximité avec plus de 12 000 points de test, des millions de tests gratuits et en accès libre réalisés chaque semaine et dont les résultats sont connus en moins de 24 heures (moins d’une demi-heure, dans le cas des tests antigéniques), une politique systématique de criblage qui permet de traquer les variants.

Les autotests constituent un outil qui vient compléter cette stratégie. Complémentaires des tests PCR et antigéniques réalisés par des professionnels de santé, ils sont un instrument d’auto-surveillance. Ils contribuent à faire de chacun un acteur de la lutte contre l’épidémie. Au vu de leur facilité d’usage et de leur rapidité, les autotests représentent en effet une opportunité de tester les publics qui le sont peu aujourd’hui.

Quelle est la différence entre l’autotest et les autres tests Covid-19 autorisés en France ?

Les autotests sont des tests antigéniques. Ce sont donc les mêmes types de tests que ceux actuellement réalisés en pharmacie. La différence réside non pas dans la méthode d’analyse du prélèvement, mais bien dans la manière de réaliser le prélèvement. En effet, en pharmacie, le prélèvement nasopharyngé est réalisé par un professionnel de santé, tandis que dans le cadre d’un autotest, le prélèvement nasal, moins profond, est réalisé par l’usager.

Les autotests rendent-ils les autres tests inutiles ?

Absolument pas.

Les tests PCR et antigéniques sur prélèvement nasopharyngé réalisés par des professionnels restent les uniques outils de diagnostic pour les personnes symptomatiques. Au total, les tests PCR et antigéniques sont disponibles dans plus de 12 000 points de tests (tests RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé, tests antigéniques sur prélèvement nasopharyngé, tests RT-PCR sur prélèvement salivaire), près de 3 millions de tests réalisés chaque semaine et sont gratuits, en accès libre sans ordonnance avec des résultats rendus en moins de 24 heures.

Les autotests viennent en complément de cet arsenal

Les autotests sont-ils fiables ?

Les autotests sont des tests antigéniques. La Haute Autorité de santé impose, pour autoriser ces tests, qu’ils soient en mesure de détecter la présence du virus chez une personne effectivement malade dans 80% des cas a minima, et qu’ils soient en mesure de constater l’absence de virus chez une personne effectivement non malade dans plus de 99% des cas. Ainsi, le risque de faux positifs, c’est-à-dire le risque d’être testé positif alors qu’on n’est en réalité pas porteur du virus, est extrêmement faible : ce risque survient dans moins d’1% des cas.

Le prélèvement des autotests n’étant pas réalisé par un professionnel de santé, mais par l’usager lui-même, la possibilité d’obtenir un “faux négatif” causé par une erreur de prélèvement est bien réelle. Il est donc primordial de garder à l’esprit qu’un résultat négatif ne signifie pas nécessairement que l’utilisateur n’est pas porteur du virus. C’est d’ailleurs le cas de tous les tests disponibles : aucun test ne doit conduire en cas de résultat négatif de lever les gestes barrières.

Le caractère itératif – c’est-à-dire répété plusieurs fois – de l’utilisation des autotests permet cependant d’augmenter leur fiabilité par la répétition régulière des prélèvements.

Pourquoi est-il crucial de faire un test antigénique ou RT-PCR de confirmation en cas de résultat positif d’un autotest ?

La réalisation d’un test antigénique ou RT-PCR de confirmation en cas d’autotest positif permet l’entrée de son résultat dans SI-DEP (l’outil informatique de contrôle de l’épidémie).

Faire le test antigénique ou RT-PCR de confirmation permet donc :

  • au patient de bénéficier de la prise en charge par l’Assurance maladie (délivrance d’un arrêt de travail, aide à l’isolement) ;
  • à l’Assurance maladie de mettre en œuvre le contact-tracing pour identifier les cas contact et casser les chaînes de contamination et lutter contre l’épidémie et de proposer une aide à l’isolement ;
  • de réaliser la détermination du variant par criblage, grâce au test RT-PCR.

Faire le test antigénique ou RT-PCR de confirmation après un autotest positif est donc un geste nécessaire pour soi et pour ses proches. Faire ce test de confirmation est aussi indispensable pour permettre le bon suivi et la maîtrise de l’épidémie. En effet, sans cela le résultat positif n’entre pas dans les indicateurs de suivi de l’épidémie.

Que dois-je faire en cas de résultat positif de l’autotest ?

Je fais un test antigénique ou RT-PCR de confirmation.
- Je me rends au plus vite en pharmacie ou dans un laboratoire pour effectuer un test antigénique ou RT-PCR.
- La confirmation par test antigénique ou RT-PCR permettra à l’Assurance maladie de contacter les personnes que j’ai croisées pour qu’elles s’isolent et se fassent tester et de me délivrer un arrêt de travail et/ou de me proposer une solution d’isolement adaptée.
- Je m’isole en attendant le résultat.

Si je suis vacciné ou que j’ai moins de 12 ans quel que soit mon statut vaccinal :
- Si mon test de confirmation est positif

  • Je m’isole au minimum 5 jours pleins après la date de prélèvement de mon test positif de confirmation ou des premiers signes de la maladie.
  • À la fin de cette période, et si je n’ai plus de signes de la maladie depuis 2 jours, je réalise un nouveau test antigénique ou RT-PCR. S’il est négatif, je peux sortir de l’isolement.
  • Mais si au bout de 5 jours, j’ai encore des signes ou symptômes et que je n’ai pas réalisé de test ou si le test est positif, je reste isolé 2 jours supplémentaires.
    - Dans tous les cas et même si mon test de confirmation est négatif
  • Je continue de respecter les gestes barrières

Si je n’ai pas de schéma vaccinal complet ou si je ne suis pas vacciné
- Si mon test de confirmation est positif

  • Je m’isole au minimum 7 jours pleins après la date de prélèvement de mon test positif de confirmation ou des premiers signes de la maladie.
  • À la fin de cette période, et si je n’ai plus les signes de la maladie depuis 2 jours, je réalise un nouveau test antigénique ou RT-PCR. S’il est négatif, je peux sortir de l’isolement.
  • Mais si au bout de 7 jours, je ne réalise pas le test ou si le test est positif, je reste isolé 3 jours supplémentaires.
    - Dans tous les cas et même si mon test de confirmation est négatif
  • Je peux sortir de l’isolement et continue de respecter les gestes barrières

Dans tous les cas, je respecte scrupuleusement les gestes barrières
Je continue de respecter scrupuleusement les gestes et mesures barrières pour ne pas mettre en danger mon entourage et notamment les personnes les plus vulnérables :

  • Aérer les pièces le plus souvent possible (au moins 10 minutes toutes les heures)
  • Respecter une distance d’au moins deux mètres avec les autres
  • Porter un masque chirurgical dès 6 ans
  • Limiter au maximum ses contacts sociaux
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
  • Se moucher dans un mouchoir à usage unique
  • Se laver régulièrement les mains ou utiliser une solution hydro-alcoolique
  • Saluer sans serrer la main et arrêter les embrassades
  • Éviter de se toucher le visage
  • Utiliser les outils numériques (application TousAntiCovid, mesconseilscovid.fr)

Que dois-je faire en cas de résultat négatif de l’autotest ?

En cas de résultat négatif à un autotest : soyez prudent. La fiabilité de l’autotest est limitée, il est donc toujours possible que vous soyez porteur du virus dans des quantités non détectables, ou qu’une erreur liée au prélèvement fausse le résultat.

Vous êtes ainsi toujours susceptible de transmettre le virus à d’autres personnes. C’est pourquoi il faut impérativement continuer à respecter les gestes et mesures barrières pour ne pas mettre en danger votre entourage et notamment les personnes les plus vulnérables.

En cas d’apparition de symptômes évocateurs du Covid-19, n’utilisez en aucun cas un autotest ! Réalisez immédiatement un test RT-PCR ou antigénique et isolez-vous. Consultez votre médecin traitant.

Y a-t-il une politique d’achat nationale ?

Ce n’est pas l’État qui a contractualisé avec les fabricants mais les centrales d’achat des établissements de santé (RésAH, UniHA) ou la centrale d’achat public l’Union des groupements d’achats publics (UGAP). Afin de sécuriser des volumes de tests antigéniques au profit du marché français, Santé Publique France pourrait être amenée à conclure de nouveaux contrats. En ce sens, le ministère de la Santé ne s’interdit aucunement d’acheter et de distribuer de façon complémentaire ; pour autant, son action ne doit pas perturber le fonctionnement normal de l’achat par les établissements, qui leur permet de commander les bonnes quantités et d’être maîtres de la livraison.