Les autotests

Un autotest Covid est un test antigénique dont le prélèvement et la lecture du résultat peuvent être réalisés seul, d’après les indications fournies par un professionnel et après lecture des conditions d’utilisation et du « guide d’utilisation » fournis lors de l’achat.

Le mode de prélèvement autorisé aujourd’hui est l’auto-prélèvement nasal, qui est moins profond que le prélèvement nasopharyngé pratiqué pour les tests RT-PCR et antigéniques classiques. Le résultat est déterminé en quinze à vingt minutes, selon la notice du fabricant.

Il est possible de bénéficier de la prise en charge par l’Assurance maladie pour des autotests dans plusieurs situation :

  • Pour les aides aux personnes âgées et aux personnes handicapées afin de sécuriser leur activité en contact rapproché avec des personnes à risque de formes graves de Covid-19. Sont concernés par cette prise en charge les services d’aide à domicile (SAAD en service prestataire, intervenants mandataires, particuliers employeurs, salariés des SSIAD, salariés de service pour personnes handicapées) et les accueillants familiaux. La délivrance gratuite d’autotest sera assurée sur présentation d’un justificatif professionnel, dans la limite de 10 autotests par mois.
  • Pour les personnes avec schéma vaccinal complet (au sens du "pass sanitaire") ou ayant moins de 12 ans, et contact à risque qui se voient remettre un autotest pris en charge en pharmacie et à réaliser à J+2 après avoir appris qu’elle est cas contact. Elles présentent un document justifiant de leur statut de personne contact à risque (SMS/mail de l’Assurance maladie, courrier de l’Éducation nationale ou attestation sur l’honneur justifiant être personne contact).
  • Dans le cadre des campagnes de dépistages itératifs organisées par l’État.
  • Pour les professionnels exerçant en école, collège et lycées qui peuvent se voir délivrer 10 autotests mensuels en officine sur présentation d’un bon de retrait nominatif établi par leur employeur (rectorat, établissement ou collectivité territoriale).

Les autotests vendus en pharmacie, destinés à un usage personnel, ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie pour le grand public.

Le système de dépistage français figure parmi les plus performants en Europe : une offre de proximité avec plus de 12 000 points de test, des millions de tests gratuits et en accès libre réalisés chaque semaine et dont les résultats sont connus en moins de 24 heures (moins d’une demi-heure, dans le cas des tests antigéniques), une politique systématique de criblage qui permet de traquer les variants.

Les autotests constituent un outil qui vient compléter cette stratégie. Complémentaires des tests RT-PCR et antigéniques réalisés par des professionnels de santé, ils sont un instrument d’auto-surveillance. Ils contribuent à faire de chacun un acteur de la lutte contre l’épidémie. Au vu de leur facilité d’usage et de leur rapidité, les autotests représentent en effet une opportunité de tester les publics qui le sont peu aujourd’hui.

Ils peuvent être utilisés dans un objectif de réassurance.

De plus, les personnes avec schéma vaccinal complet (au sens du "pass sanitaire") et enfants de moins de 12 ans indépendamment de leur statut vaccinal, hors milieux scolaire et périscolaire, se voient remettre un autotest pris en charge en pharmacie lorsqu’ils sont personnes contacts.

Les autotests sont des tests antigéniques. Ce sont donc les mêmes types de tests que ceux actuellement réalisés en pharmacie. La différence réside non pas dans la méthode d’analyse du prélèvement, mais bien dans la manière de réaliser le prélèvement. En effet, en pharmacie, le prélèvement nasopharyngé est réalisé par un professionnel de santé, tandis que dans le cadre d’un autotest, le prélèvement nasal, moins profond, est réalisé par l’usager.

Absolument pas.

Les tests RT-PCR et antigéniques sur prélèvement nasopharyngé réalisés par des professionnels restent les uniques outils de diagnostic pour les personnes symptomatiques. Au total, les tests RT-PCR et antigéniques sont disponibles dans plus de 12 000 points de tests (tests RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé, tests antigéniques sur prélèvement nasopharyngé, tests RT-PCR sur prélèvement salivaire).

Les autotests viennent en complément de cet arsenal

Les autotests sont des tests antigéniques. La Haute Autorité de santé impose, pour autoriser ces tests, qu’ils soient en mesure de détecter la présence du virus chez une personne effectivement malade dans 80% des cas a minima, et qu’ils soient en mesure de constater l’absence de virus chez une personne effectivement non malade dans plus de 99% des cas. Ainsi, le risque de faux positifs, c’est-à-dire le risque d’être testé positif alors qu’on n’est en réalité pas porteur du virus, est extrêmement faible : ce risque survient dans moins d’1% des cas.

Le prélèvement des autotests n’étant pas réalisé par un professionnel de santé, mais par l’usager lui-même, la possibilité d’obtenir un “faux négatif” causé par une erreur de prélèvement est bien réelle. Il est donc primordial de garder à l’esprit qu’un résultat négatif ne signifie pas nécessairement que l’utilisateur n’est pas porteur du virus. C’est d’ailleurs le cas de tous les tests disponibles : aucun test ne doit conduire en cas de résultat négatif de lever les gestes barrières.

Le caractère itératif – c’est-à-dire répété plusieurs fois – de l’utilisation des autotests permet cependant d’augmenter leur fiabilité par la répétition régulière des prélèvements.

La réalisation d’un test RT-PCR de confirmation en cas d’autotest ou de test antigénique positif permet l’enregistrement de son résultat dans SI-DEP (l’outil informatique de contrôle de l’épidémie).

Faire le test RT-PCR de confirmation permet donc :

  • au patient de bénéficier de la prise en charge par l’Assurance maladie (délivrance d’un arrêt de travail, aide à l’isolement) ;
  • à l’Assurance maladie de mettre en œuvre le contact-tracing pour identifier les cas contact et casser les chaînes de contamination et lutter contre l’épidémie et de proposer une aide à l’isolement ;
  • de réaliser des criblages pour identifier les variants en circulation.

Réaliser un test RT-PCR de confirmation après un autotest ou un test antigénique positif est donc une démarche nécessaire pour soi et pour ses proches. Faire ce test de confirmation est aussi indispensable pour permettre le bon suivi et la maîtrise de l’épidémie. En effet, sans cela le résultat positif n’entre pas dans les indicateurs de suivi de l’épidémie.

Pour rappel, dans l’attente du résultat du test RT-PCR de confirmation après un test antigénique ou un autotest positif, la personne est considérée comme cas confirmé et doit suivre la conduite à tenir adéquate.

Le résultat d’un autotest positif ne constitue pas une preuve pour la prise en charge du test RT-PCR. Seules les personnes disposant d’une preuve de prise en charge (ex : schéma de vaccination complète, justificatif de contre-indication à la vaccination, etc.) bénéficient de tests pris en charge par l’Assurance maladie.

Je fais un test RT-PCR de confirmation.
- Je me rends au plus vite en pharmacie, dans un laboratoire ou dans tout autre lieu proposant ce type de tests.
- Je m’isole, car je suis considéré comme un cas confirmé dans l’attente du résultat de ce test.

Dans tous les cas, je respecte scrupuleusement les gestes barrières
Je continue de respecter scrupuleusement les gestes et mesures barrières pour ne pas mettre en danger mon entourage et notamment les personnes les plus vulnérables :

  • Aérer les pièces le plus souvent possible (au moins 10 minutes toutes les heures)
  • Respecter une distance d’au moins deux mètres avec les autres
  • Porter un masque chirurgical dès 6 ans
  • Limiter au maximum ses contacts sociaux
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
  • Se moucher dans un mouchoir à usage unique
  • Se laver régulièrement les mains ou utiliser une solution hydro-alcoolique
  • Saluer sans serrer la main et arrêter les embrassades
  • Éviter de se toucher le visage
  • Utiliser les outils numériques (application TousAntiCovid, mesconseilscovid.fr)

En cas de résultat négatif à un autotest : soyez prudent. La fiabilité de l’autotest est limitée, il est donc toujours possible que vous soyez porteur du virus dans des quantités non détectables, ou qu’une erreur liée au prélèvement fausse le résultat.

Vous êtes ainsi toujours susceptible de transmettre le virus à d’autres personnes. C’est pourquoi il faut impérativement continuer à respecter les gestes et mesures barrières pour ne pas mettre en danger votre entourage et notamment les personnes les plus vulnérables.

En cas d’apparition de symptômes évocateurs du Covid-19, n’utilisez en aucun cas un autotest ! Réalisez immédiatement un test RT-PCR ou antigénique et isolez-vous. Consultez votre médecin traitant.

Ce n’est pas l’État qui a contractualisé avec les fabricants mais les centrales d’achat des établissements de santé (RésAH, UniHA) ou la centrale d’achat public l’Union des groupements d’achats publics (UGAP). Afin de sécuriser des volumes de tests antigéniques au profit du marché français, Santé Publique France pourrait être amenée à conclure de nouveaux contrats. En ce sens, le ministère de la Santé ne s’interdit aucunement d’acheter et de distribuer de façon complémentaire ; pour autant, son action ne doit pas perturber le fonctionnement normal de l’achat par les établissements, qui leur permet de commander les bonnes quantités et d’être maîtres de la livraison.