Maladie de Lyme

La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est transmise lors d’une piqûre de tique infectée par une bactérie de la famille des spirochètes. L’infection est souvent sans symptôme mais peut dans certains cas entrainer une maladie parfois invalidante (douleurs articulaires durables, paralysie partielle des membres…). La maladie de Lyme n’est pas contagieuse.


Clip de prévention réalisé par l’association Lympact, la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques, avec le soutien de Santé Publique France et de la Direction Générale de la Santé.

La transmission de la maladie de Lyme à l’homme se fait uniquement par piqûre de tique. Toutes les tiques ne sont pas infectées. Les tiques sont répandues partout en France, surtout en dessous de 1 500 m d’altitude. Elles vivent dans des zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Les contaminations humaines sont plus fréquentes à la période d’activité maximale des tiques, en France entre le début du printemps et la fin de l’automne.

La surveillance de la maladie de Lyme, réalisée par Santé publique France et le Réseau Sentinelles, a montré une augmentation du nombre de nouveaux cas de maladie de Lyme diagnostiqués en médecine générale en France entre 2015 et 2018, puis une diminution en 2019.

Se protéger

Les piqûres de tique peuvent survenir en forêt, mais aussi dans des prairies ou des jardins, publics ou privés. Il faut préférer les sentiers bien entretenus ainsi que les endroits et éviter les hautes herbes.

- Avant une activité en nature :
Je couvre mes bras et mes jambes avec des vêtements longs

- Après une activité en nature :
J’inspecte soigneusement mon corps

- Après avoir été piqué par une tique :
Je surveille la zone piquée pendant un mois. Si une plaque rouge et ronde s’étend en cercle à partir de la zone de piqûre, je dois consulter un médecin rapidement.

Symptômes de la maladie

Dans les 30 jours qui suivent une piqûre, peut apparaître un érythème migrant, sous la forme d’une plaque rouge et arrondie qui s’étend en cercle autour de la zone piquée puis disparaît en quelques semaines à quelques mois.

L’évolution est très favorable lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée précocement. Un traitement antibiotique de deux semaines est recommandé. En l’absence de traitement, peuvent des troubles articulaires, neurologiques ou cutanés.

Diagnostic et traitement

La Haute autorité de santé a publié en 2018 des recommandations de bonne pratique, concernant le diagnostic et le traitement des principales maladies transmissibles par des tiques.

En l’absence de symptôme, il n’y a pas lieu de traiter ou de pratiquer des examens biologiques.

Il n’y a pas de traitement systématique après une piqûre de tique. Si un érythème migrant apparait, il devra être traité par antibiotiques pendant 14 jours, sans nécessiter d’examen complémentaire. Les autres manifestations cliniques nécessitent un bilan biologique et un traitement adapté.

Le traitement antibiotique recommandé ne dépasse jamais 28 jours, sauf dans le cadre d’un protocole de recherche défini par un centre spécialisé désigné par le ministère.

Prise en charge des malades

En cohérence avec les recommandations de bonne pratique de la Haute autorité de santé, le ministère des solidarités et de la santé a mis en place une organisation des soins à trois niveaux.

Le premier niveau est celui de la médecine de ville. La plupart des situations peuvent être diagnostiquées et prises en charge par le spécialiste de médecine générale.

En cas de nécessité le médecin généraliste peut prendre conseil auprès de ses confrères hospitaliers du Centre de compétence (CCMVT) le plus proche, ou leur adresser un patient. Chaque ARS tient à jour, à destination de professionnels de santé, la liste des CCMVT de sa région.

Pour le troisième niveau, le ministère a désigné cinq centres de référence (CRMVT), chargés de coordonner le réseau, de dispenser de la formation continue pour les professionnels et de l’information pour le public, ainsi que de faire de la recherche sur les formes prolongées de la maladie.

Le ministère des solidarités et de la santé et les ARS sont très attentifs à l’accueil et à la bonne prise en charge des usagers. Les patients ne doivent pas hésiter à se rendre en consultation au CCMVT si leur médecin leur recommande. Ils auront ainsi l’opportunité de faire progresser la recherche en partageant leur expérience, pour le plus grand bénéfice de tous les malades.