Monkeypox / variole du singe : QUESTIONS-RÉPONSES


Informations générales

L’infection à Monkeypox virus est une maladie infectieuse due à un orthopoxvirus.

Il s’agit d’une maladie zoonotique, habituellement transmise à l’Homme dans les zones forestières d’Afrique du Centre et de l’Ouest par des rongeurs sauvages ou des primates, mais une transmission interhumaine est également possible, en particulier au sein du foyer familial ou en milieu de soin.

Après une période d’incubation pouvant aller de 5 à 21 jours, la maladie peut provoquer une éruption cutanée, de la fièvre, des ganglions volumineux (sous la mâchoire, sur le cou, ou au pli de l’aine…), des maux de tête, des douleurs musculaires et une forte fatigue. La personne est contagieuse à partir de l’apparition des premiers symptômes.

L’éruption cutanée, concerne le plus souvent les organes génitaux et la zone anale, mais aussi le visage, la bouche, les paumes des mains, les plantes des pieds et le reste du corps. Les autres muqueuses (ORL, conjonctives) peuvent également être concernées…
L’atteinte cutanée survient en une seule poussée.

Les lésions passent par différents stades successifs (macule, papule, vésicule, pustule puis croûte), et évoluent de façon simultanée. Lorsque les croûtes tombent, les personnes ne sont plus contagieuses. Cependant, il est possible que le virus soit présent dans le sperme, la personne infectée demeure ainsi contagieuse plus longtemps. Par conséquent, le Haut Conseil de la Santé Publique recommande l’utilisation du préservatif pendant 8 semaines après la fin des symptômes.

Pour en savoir plus :
- Consultez le site Sexosafe

L’atteinte cutanée de l’infection par le Monkeypox virus se différencie de celle de la varicelle (peu fréquente chez l’adulte). Pour la varicelle, l’éruption évolue en plusieurs poussées. Les paumes des mains et les plantes des pieds sont épargnées.

Pour l’infection à Monkeypox virus, l’atteinte cutanée survient en une seule poussée. Les lésions passent par différents stades successifs (macule, papule, vésicule, pustule puis croûte), et évoluent de façon simultanée même si différents stades peuvent se retrouver chez un même patient. Lorsque les croûtes tombent, les personnes ne sont
plus contagieuses. La maladie dure généralement de 2 à 3 semaines.

L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours. La maladie guérit le plus souvent spontanément, au bout de deux à trois semaines.

Actuellement, l’épidémie touche essentiellement des hommes, en particulier des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, multipartenaires.

Toutefois, le risque de contracter la variole du singe ne se limite pas aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Quiconque a un contact physique étroit avec une personne infectieuse risque de contracter la maladie.

C’est davantage la proximité entre les personnes et le nombre de contacts étroits qui favorisent la transmission.

Dans la situation épidémiologique actuelle, le risque de contamination en population générale est évalué comme faible par les experts de l’OMS et de l’Union Européenne (ECDC – European Center for Disease prévention and Control).

Le virus se transmet entre personnes, en particulier la famille et les proches, par :

- Un contact physique rapproché, notamment lors d’un rapport sexuel, par le contact de la peau ou des muqueuses avec les boutons ou les croûtes
- Le partage de linge (vêtements, draps, serviettes, …), ustensiles de toilette (brosses à dents, rasoirs, …), vaisselle, sextoys, matériel d’injection, …
- Un long face-à-face, par les gouttelettes (postillons, éternument,…)

Les rapports sexuels, avec ou sans pénétration, réunissent les conditions pour une potentielle contamination, en raison de contacts cutanés ou avec un environnement contaminé, ou d’expositions rapprochées et prolongées à des gouttelettes.

Plus généralement, quiconque a un contact physique étroit avec une personne infectée risque de contracter la maladie.

Il est donc important que les malades respectent un isolement pendant toute la durée de la maladie (jusqu’à disparition des dernières croûtes, le plus souvent trois semaines), évitent les contacts et respectent les mesures barrières.

La transmission est également possible de l’Homme aux animaux domestiques (chats, chiens…) via le contact de la peau ou des muqueuses avec les boutons ou les croûtes ou via les gouttelettes (postillons, éternuement, …). Il est recommandé aux personnes contaminées ayant des animaux de compagnie d’éviter d’avoir des contacts avec ces derniers pendant toute la période de l’isolement.

L’infection à Monkeypox virus semble être une maladie bénigne dans la majorité des cas.

Les personnes immuno-déprimées, les femmes enceintes et les jeunes enfants seraient plus à risque de développer une forme grave de la maladie.

La maladie peut, dans certains cas, se compliquer de surinfection des lésions cutanées ou d’atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques ou neurologiques. Elle peut aussi provoquer de vives douleurs, en cas de lésions ano- rectales.

Aucun décès n’a été signalé à ce jour en France.

L’information et la réduction des risques sont les outils majeurs de lutte contre ce virus émergent. Cela passe notamment par :

- une meilleure connaissance des symptômes et des modes de transmission.

Les symptômes ne sont pas systématiques et varient d’une personne à l’autre. Il n’y a parfois pas de fièvre, parfois très peu de boutons. Il est ainsi important d’inciter à prendre soin de soi et des autres en vérifiant régulièrement son état cutané (y compris zone génitale) et d’être réactif en cas de symptômes, en particulier si on fait partie d’un groupe dit à risque (nombreux partenaires sexuels).
Des informations et de nombreux supports de prévention sont produits par les associations et les autorités. Par exemple, sur le site sexosafe.fr de Santé publique France.
Enfin, une ligne téléphonique, "Monkeypox Info Service", est mise en place par Santé Publique France au 0 801 90 80 69, 7 jours sur 7, de 8h à 23h, pour répondre aux interrogations des personnes potentiellement exposées.

- le safe sex : lavage des sextoys, autoexamen avant un rapport sexuel…

- en l’état actuel de nos connaissances, le préservatif demeure un moyen important de protection, notamment contre des co-infections sexuellement transmissibles, mais en ce qui concerne le virus Monkeypox, il ne peut garantir à lui seul une protection suffisante.

- un respect des mesures barrière, comme un lavage des mains régulier.

- la vaccination à titre préventif ouverte notamment aux hommes, rapportant des partenaires sexuels multiples, ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Au sens strict, l’infection à virus Monkeypox n’est pas une infection sexuellement transmissible (IST), car il n’est pas encore établi qu’une transmission par le sperme ou d’autres liquides biologiques est possible.

Toutefois, les rapports sexuels, avec ou sans pénétration, réunissent les conditions pour une potentielle contamination, en raison de contacts intimes ou avec un environnement contaminé, ou d’expositions rapprochées et prolongées à des gouttelettes. Son tableau peut dans ce contexte s’apparenter à celui d’une IST avec des lésions cutanées ou muqueuses, notamment dans les zones génitales, anales ou oropharyngées.

En l’état actuel de nos connaissances, le préservatif demeure un moyen important de protection, notamment contre des co-infections sexuellement transmissibles, mais en ce qui concerne le virus Monkeypox, il ne peut garantir à lui seul une protection suffisante.

D’autres mesures de prévention sont nécessaires, notamment pour les proches d’une personne infectée : se laver les mains régulièrement, éviter tout contact direct (peau à peau) avec la personne infectée ou ses effets personnels (vaisselle, linge, …) et porter un masque chirurgical à sa proximité.

Une fois les symptômes disparus, l’usage du préservatif est recommandé pendant 8 semaines.



Conduite à tenir en cas de symptômes ou de contact avec une personne malade

Les personnes avec des symptômes évocateurs d’une infection à Monkeypox, notamment une éruption cutanée, doivent contacter préférentiellement leur médecin traitant ou un Cegidd (centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic).

Votre médecin traitant pourra vous orienter vers une consultation médicale et, le cas échéant, la réalisation d’un prélèvement en vue de la réalisation d’une analyse virologique permettant de confirmer l’infection à Monkeypox virus.

Le prélèvement n’est pas systématique. En cas de réalisation, il est opéré sur la lésion via un écouvillon classique.

Dans l’attente du résultat ou de la confirmation de votre médecin, vous devrez suivre les recommandations suivantes :

  • porter un masque
  • vous laver régulièrement les mains (utilisation Solution hydro-alcoolique)
  • vous isoler dans votre domicile
  • éviter tout contact notamment avec les autres membres du foyer et tout particulièrement les jeunes enfants et personnes immunodéprimées
  • veiller à ne pas partager le linge de maison, la literie, les affaires de toilette ou la vaisselle en particulier
  • ne pas toucher les animaux domestiques (chiens, chats…) et essayer de les faire garder le temps de l’isolement.
  • si vous devez aller à l’extérieur : porter un masque, éviter les transports en communs et couvrir les boutons

Si vous avez été diagnostiqué comme souffrant de l’infection à Monkeypox virus, vous devez suivre strictement les recommandations de votre médecin et vous isoler chez vous pour une durée de 21 jours à partir de la date de début des signes cliniques, si votre état ne nécessite pas une hospitalisation.

Cette période de 3 semaines doit être étendue si les lésions de la peau ou des muqueuses ne sont pas complètement cicatrisées à son terme.

Si l’isolement strict n’est pas possible, les cas confirmés doivent limiter leurs interactions sociales aux activités de plein air sans partage d’équipement et sans contact physique.

Ils doivent télétravailler durant 3 semaines à partir de la date de début des signes, et ne pas partager ni mélanger leurs vêtements, leur linge de maison et literie ou leur vaisselle avec d’autres personnes.

Lors des sorties éventuelles (courses alimentaires, promenades), ils doivent porter des vêtements couvrant les lésions cutanées, et des gants en cas de lésions sur les mains, ainsi qu’un masque chirurgical dans l’espace public. Il leur est recommandé de ne pas avoir de contact physique avec d’autres personnes, y compris des rapports sexuels, quel que soit
le type de rapport.

Vous devez prévenir l’ensemble de vos contacts du risque de contamination (pour qu’ils s’auto-surveillent (prise de température et état cutané) et qu’ils se vaccinent.

Durant les 3 semaines d’isolement, vous devez respecter des gestes barrière :

  • Eviter tout contact physique avec d’autres personnes, même au sein du domicile ;
  • Porter un masque chirurgical ;
  • Vous laver régulièrement les mains ;
  • Désinfecter régulièrement les surfaces ;
  • Ne pas partager votre linge, literie, vaisselle ou affaire de toilette ;
  • Ne pas toucher les animaux domestiques ;
  • Si vous devez aller à l’extérieur ou rencontrer des personnes : porter un masque, éviter les transports en communs et couvrir les boutons.

En cas d’aggravation des signes cliniques, vous devez contacter le SAMU-Centre 15 qui pourra vous orienter vers un service spécialisé.

La situation actuelle est l’occasion de rappeler que l’application des règles habituelles et universelles d’hygiène permet d’éviter beaucoup de maladies, et que les mesures barrière mises en œuvre pour la COVID peuvent permettre limiter le risque de transmission de nombreux agents infectieux.

L’usage du masque lorsque l’on est symptomatique (toux, rhinorrhée, fièvre) ou fragile est recommandé. Le lavage régulier des mains ou l’utilisation pluri quotidienne de SHA est une bonne pratique d’hygiène. L’incidence de la maladie de Monkeypox est très faible par rapport à celle du COVID (quelques milliers de cas de COVID par jour).



Quelle est la prise en charge sanitaire ?

L’infection à virus Monkeypox est suspectée selon le contexte épidémiologique et après avoir écarté les diagnostics différentiels : autres maladies à éruption cutanée comme la varicelle, la rougeole, les infections bactériennes cutanées, la gale, la syphilis et les allergies médicamenteuses.

La confirmation diagnostique de variole simienne est biologique par l’identification du virus par RT-PCR (prélèvements cutané ou oro-pharyngé en cas de poussée éruptive dans la bouche ou la gorge).

La confirmation peut également être clinique c’est-à-dire sur la base des symptômes.

Le traitement de l’infection à Monkeypox virus vise essentiellement à soulager les symptômes (en particulier la douleur) et à prévenir ou traiter les complications (surinfection et cicatrices inesthétiques)..

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a émis le 24 mai 2022 (actualisé le 9 juin), un avis concernant les différentes thérapeutiques disponibles (antiviraux, immunoglobulines spécifiques, plasmas hyper-immuns) contre l’infection chez l’homme au virus Monkeypox.

Pour les patients atteints d’une forme grave de la maladie (après discussion collégiale, en fonction de la symptomatologie, des complications et du terrain du patient), le Tecovirimat est le traitement à utiliser en première intention.

Le Tecovirimat est un médicament utilisé dans le traitement des infections aux orthopoxvirus, la famille des virus de la variole, dont l’infection par le virus Monkeypox.
C’est un médicament antiviral qui va empêcher le virus de se propager dans l’organisme.
Le tecovirimat est disponible sous forme de gélules à 200 mg.

L’ANSM a élaboré deux notes d’information relatives au traitement par Tecovirimat, utilisé contre le virus Monkeypox.

Le 6 janvier 2022, le Tecovirimat a obtenu une autorisation de mise sur le marché européenne (AMM) sous circonstances exceptionnelles dans le traitement des infections à virus Smallpox (variole), Monkeypox et Cowpox, chez les adultes et les enfants pesant au moins 13 kg.

Le Tecovirimat fait partie du stock stratégique d’Etat. A ce titre, il suit un circuit de distribution particulier défini avec Santé Publique France et n’est donc pas dispensé dans les mêmes conditions que les autres produits de santé : il n’est dispensé que dans les établissements de santé pour les patients atteints d’une forme grave de la maladie.



La vaccination

La vaccination consiste à protéger un individu contre une maladie en stimulant son système immunitaire. Les vaccins contre la variole permettent de prévenir l’apparition de la maladie ou de limiter sa sévérité.
L’utilisation des vaccins antivarioliques est recommandée par la Haute autorité de santé (HAS) dans la mesure où les vaccins contre la variole ont une efficacité contre les orthopoxvirus dont le virus Monkeypox.

Les personnes adultes contacts à risque élevé de variole du singe tels que définis par Santé publique France peuvent être vaccinées, incluant les professionnels de santé exposés sans mesure de protection individuelle. Il s’agit d’une vaccination postexposition, dans une stratégie réactive autour d’un cas confirmé de variole du singe (voir l’avis du 20 mai 2022). Dans l’idéal, le vaccin doit être administré dans les 4 jours après le contact à risque et au maximum 14 jours.

Le 8 juillet, la HAS a recommandé d’élargir la vaccination, à l’instar d’autres pays, et de proposer aux populations cibles suivantes une vaccination en préexposition :

  • Les hommes multipartenaires ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et les personnes trans rapportant des partenaires sexuels multiples ;
  • Les personnes en situation de prostitution ;
  • Les professionnels des lieux de consommation sexuelle, quel que soit le statut de ces lieux.

Concernant la vaccination des enfants exposés au virus et susceptibles de développer une forme sévère de la maladie, la HAS a précisé le 16 juin 2022 qu’elle puisse être envisagée au cas par cas, par les seuls spécialistes après une évaluation stricte des bénéfices et des risques et avec le consentement des parents (ou du représentant légal de l’enfant).

L’utilisation des vaccins antivarioliques est recommandée par la Haute Autorité de santé (HAS). Il existe des vaccins antivarioliques de première, deuxième et troisième génération.

Toutefois, au vu du profil de tolérance, meilleur que celui des vaccins de 1ère et 2ème générations, seuls les vaccins de 3ème génération sont recommandés.

L’ANSM a mis à disposition des documents d’information sur les vaccins Imvanex ou Jynneos :

- à l’attention des professionnels de santé
- à l’attention des personnes à vacciner

Le schéma vaccinal comprend 2 doses (ou 1 dose unique pour les personnes ayant déjà été vaccinées contre la variole, et 3 doses pour les personnes immunodéprimées). La vaccination pourra être réalisée par un médecin ou par un autre professionnel de santé sur prescription médicale. Un arrêté pris par le Ministre de la Santé le 26 juillet a élargi la liste des effecteurs de cette vaccination. Ainsi les médecins retraités, les infirmiers retraités sur prescription médicale, et les étudiants en santé en présence d’un médecin ou d’un infirmier peuvent désormais vacciner.

Les personnes volontaires et concernées peuvent accéder à la vaccination sur la base d’une auto-déclaration de leur statut de personne cible pour la vaccination, après évaluation de la balance bénéfice-risque individuelle de cette vaccination.
Les personnes rapportant un contact à risque avec une personne malade pourront également accéder de la même manière à la vaccination.

La liste des centres de vaccination est consultable sur le site sante.fr

La vaccination ne confère pas une protection immédiate, aussi il est important de continuer à éviter tout contact à risque avec une personne infectée par le virus Monkeypox ou suspectée de l’être.

Par ailleurs, il est important de rappeler que quelle que soit l’efficacité du vaccin après une ou 2 doses, celle-ci ne sera jamais de 100%. La prévention doit être combinée.

Une approche globale de réduction des risques d’infection à Monkeypox durant la période active de l’épidémie actuelle, y compris chez les personnes ayant déjà reçu la première injection est donc nécessaire.

Pour les personnes qui ont été vaccinées avant 1980, il est établi que ce vaccin contre la variole induit une réponse immunitaire contre l’ensemble des orthopoxvirus et peut protéger contre le Monkeypox. Cependant, la persistance d’un titre d’anticorps suffisant pour protéger de l’infection, au-delà de 20 ans après la primo-vaccination, n’est pas garantie.

De plus les données scientifiques sont à ce jour incomplètes sur la réactivation immunitaire face au virus a fortiori pour les personnes les plus âgées.

Si vous êtes vacciné contre la variole et avez eu un contact avec un cas d’infection à Monkeypox virus, vous devrez malgré tout respecter les mesures barrières. Dans son avis du 16 juin, la HAS recommande également l’administration d’une dose du vaccin de 3ème génération.

Une vaccination en population générale n’est à ce stade pas nécessaire.

La HAS recommande de vacciner en postexposition les personnes contacts autour d’un cas probable ou confirmé de variole du singe et en préexposition les populations suivantes :
- Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) rapportant des partenaires sexuels multiples ainsi que les personnes trans rapportant des partenaires sexuels multiples ;
- Les personnes en situation de prostitution ;
- Les professionnels des lieux de consommation sexuelle, quel que soit le statut de ces lieux.

Cette vaccination est recommandée sans critère d’âge. Si la personne est dans la cible (pré et postexposition), elle pourra être vaccinée avec un vaccin de 3e génération. Le fait d’avoir antérieurement été vacciné contre la variole modifiera le nombre de doses de vaccin nécessaire : 1 dose seulement pour les personnes antérieurement vaccinées contre la variole. 2 si elles ne l’ont pas été. 3 s’il s’agit d’une personne immunodéprimée.

Le vaccin disponible, dit de « 3ème génération », est recommandé pour prévenir l’infection contre le virus MonkeyPox (variole du singe).

Le schéma de vaccination classique et recommandé comprend 2 doses.

Dans le cadre de la stratégie de vaccination préventive contre le virus Monkeypox et afin de garantir au plus grand nombre de personnes à risque l’accès à la vaccination, le ministère de la santé et de la prévention a recommandé aux sites de vaccination, conformément à l’avis de l’Haute Autorité de santé (HAS) rendu dès le 7 juillet, d’allonger l’espacement entre la 1ère et la 2nde dose pour les personnes non immunodéprimées. Avec cette stratégie, la France s’inscrit dans une approche de santé publique, partagée notamment par le Canada, le Royaume-Uni ou l’Allemagne, dans l’objectif de renforcer rapidement la vaccination des personnes à haut risque de contamination.

Les patients, dont la 2ème dose serait évaluée comme prioritaire par un médecin pour des raisons de santé, d’un traitement ou de leur exposition bénéficieront évidemment de rendez- vous.

Dans ce contexte, les rendez-vous de 2nde dose d’ores et déjà programmés ne doivent pas être annulés. Les rendez-vous de 2nde dose non programmés à date pourront être programmé plus tard dans l’avancement de la campagne de vaccination.

La HAS a précisé qu’il n’existait pas de délai maximal entre les 2 doses.

Un point sur l’état des connaissances et la couverture vaccinale de la population cible sera réalisé en septembre pour préciser le calendrier de programmation de ces rendez-vous de 2nde dose.

La HAS sera saisie à nouveau dès que les données scientifiques sur l’efficacité en vie réelle de la vaccination face à l’épidémie actuelle seront suffisantes pour permettre d’actualiser la stratégie vaccinale concernant le délai idéal qui doit séparer les 2 doses, en lien avec les pays ayant adopté la même stratégie que la France.

Pour améliorer les connaissances autour de la vaccination, la France a lancé deux cohortes de recherche pour notamment mieux encadrer la vaccination et obtenir des données qui permettront d’affiner la stratégie.

Le déploiement des centres de vaccination est coordonné au niveau régional par les Agences Régionales de Santé (ARS). L’ensemble du territoire métropolitain et ultramarin dispose désormais d’un accès à un centre de vaccination.

Les coordonnées de ces centres sont accessibles sur Santé.fr (www.sante.fr/monkeypox). Cette liste est actualisée régulièrement.

La liste des lieux de vaccination est également disponible sur les sites internet des Agences régionales de Santé.

Il est important de rappeler que quelle que soit l’efficacité du vaccin après une ou 2 doses, celle-ci ne sera jamais de 100%. La prévention doit être combinée avec la vaccination.

Une approche globale de réduction des risques d’infection à Monkeypox durant la période active de l’épidémie actuelle, y compris chez les personnes ayant déjà reçu la première injection, est donc plus que jamais nécessaire.

Conformément aux avis de la Haute Autorité de santé, la vaccination est proposée aux personnes contacts à risque ainsi qu’aux populations les plus exposées au virus. Il s’agit bien d’une recommandation sur la base d’une consultation médicale et en aucun cas d’une obligation.

Comme tout vaccin, celui pour prévenir l’infection contre le virus Monkeypox (variole du singe) peut comporter des effets secondaires légers (douleurs autour du point d’injection, ou gonflements, maux de tête, douleurs musculaires ou nausées le plus fréquemment) qui disparaissent rapidement après l’injection.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, même non mentionné ci-dessus, parlez-en à votre médecin ou à votre infirmier/ère. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du vaccin.

- Pour plus d’information sur les médicaments, consultez https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/monkeypox

Il est recommandé d’attendre 2 semaines après l’injection du vaccin contre le COVID-19 pour se voir administrer un autre vaccin.

Être porteur du VIH ne remet pas en cause l’indication vaccinale. Pour les patients séropositifs et présentant immunodéficience, le nombre de doses recommandé peut être supérieur au nombre de doses habituel.

Les conditions de conservation et de stockage des vaccins contre Monkeypox ne sont pas les mêmes que celles des vaccins contre le Covid.

En effet, la durée de conservation des vaccins Monkeypox entre 2 et 8 degrés est de seulement 14 jours. Ainsi, dans le cadre de la mise en place d’un flux logistique, d’environ une semaine incompressible, devant alimenter les professionnels de ville, et compte tenu de leur capacité de stockage à basse voire très basse température, les vaccins n’auraient plus suffisamment de durée de vie pour être utilisés en officine ou cabinet sans créer des pertes massives.

Par ailleurs, les dynamiques épidémique et d’injection ainsi que le volume de personnes à vacciner ne peuvent être comparés à ceux du Covid.

Malgré ces difficultés, et en rappelant que la livraison des professionnels de ville à partir d’un stock Etat nécessite la mise en place d’un circuit logistique extrêmement complexe qui a mis plusieurs mois à être déployé dans le cadre de la vaccination Covid, des expérimentations seront menées prochainement, à petit échelle, pour évaluer la faisabilité de la mobilisation de quelques officines si des besoins locaux sont identifiés.



Questions diverses

Les autorités sanitaires assurent un suivi attentif de l’évolution de la maladie et adaptent en permanence les recommandations à destination de personnes malades ou à risques.

Les autorités suivent également de près l’évolution de la situation dans les différents pays ayant rapporté des cas. Les conduites à tenir pourront évoluer en fonction de l’évolution de la dynamique de diffusion du virus et des caractéristiques des contaminations humaines et des connaissances scientifiques.

La réponse des autorités sanitaires est concertée, internationale (OMS), et européenne : Union Européenne, HERA, EMA, ECDC

Au niveau national, nous avons mobilisé les agences SpF, ANSM, ANSES, ANRS MIE, et toutes les sociétés savantes notamment : SPILF, dermato, péd, SFLS, HCSP, HAS, CNR, ESR, COREB, experts infectiologues, virologues, dermatologues

Un dialogue permanent est entretenu avec les associations pour une action collective.

A ce stade, non. Les modalités de transmission ne sont pas les mêmes et la situation actuelle ne nécessite pas le renforcement des mesures en population générale.

Les virus de la varicelle et le Monkeypox virus ne sont pas de la même famille, il n’y a donc aucune immunité croisée et donc aucune raison pour que des antécédents de varicelle protègent contre le Monkeypox virus.