L’expérience Paloise d’accès au logement pour les personnes présentant des troubles psychiques dans le cadre de la réhabilitation psychosociale

Dans l’agglomération paloise, l’accès au logement pour les personnes présentant un handicap psychique passe par un travail de collaboration entre les équipes de soins du Centre hospitalier des Pyrénées (Pau) et plusieurs associations proposant différents types de logements.
110 places sont actuellement occupées : 40 en résidence accueil, 21 dans deux maisons relais et 49 en appartement géré par une association. Notre partenariat a commencé de façon classique par une association issue du monde hospitalier (AEPS - Association d’Entraide Psycho-Sociale), mais les actions les plus innovantes ont été réalisées en partenariat avec un opérateur social, l’OGFA (Organisme de Gestion des Foyers Amitié), association qui gérait initialement des CHRS et des logements sociaux pour personnes en situation précaire. Notre dernier partenaire est AJIR-ESCALE (Action Jeunesse Innovation Réinsertion) qui a mis à notre disposition six places dans une maison relais.

Le Centre hospitalier des Pyrénées et plus particulièrement le pôle 2 qui prend en charge les soins psychiatriques dans la ville de Pau, a pu mettre en place une équipe de soignants intervenant dans l’ensemble des structures sociales gérées par les associations citées, permettant non seulement le suivi des personnes dans ces appartements et résidences, mais aussi le suivi des personnes en situation de précarité. Cela a pu se faire grâce à la fermeture d’une unité d’hospitalisation complète.

De son côté, l’OGFA a pu mettre en œuvre toutes ses compétences en ingénierie sociale au profit des patients présentant un handicap psychique.

L’ensemble est piloté de façon conjointe. Des formations croisées, dont un séminaire de clinique psychosociale, permet une réflexion commune et des représentations harmonisées.
Cela a permis de nombreuses sorties de l’hospitalisation complète en psychiatrie dans de bonnes conditions et l’accès aux soins psychiatriques de bon nombre de personnes prises en charge dans des établissements sociaux.
Cela a également permis une réduction du nombre d’hospitalisations grâce à des interventions précoces sur le terrain et une diminution des durées moyennes de séjour.

Cette organisation initiée en 2004 est toujours pertinente en 2018 pour la plus grande satisfaction de l’ensemble des partenaires.

Référents :
Docteur Pierre GODART : [email protected]
Docteur Bernard CAZENAVE : [email protected]