Santé et Smartphone, nouvelle donne

3 questions à Nora Benhabiles, Directeur des programmes santé à l’Institut LIST du CEA

Vous avez choisi de faire deviner au public un objet que tout le monde connaît : le Smartphone. Pourquoi ?

Parce que ce simple objet que tout le mode possède et qui tient dans la main permet aujourd’hui non seulement aux patients de vivre mieux (faire du sport, arrêter de fumer ou maigrir) mais aussi aux médecins de faire des diagnostics et de suivre des pathologies.



Au delà du simple bien-être, pouvez-vous nous donner des exemples d’applications sur Smart-phone en médecine ?

Il existe aujourd’hui de nombreuses applications qui, couplées à des objets connectés, permettent aux médecins de prendre la bonne décision. Comme ce microscope mobile connecté qui permet d’examiner des souches de malaria. Le dispositif AliveECG qui permet connecter des électrodes à un Smartphone pour enregistrer un électrocardiogramme. Le Dermatoscope mobile qui permet de scruter les moindres recoins de l’épiderme avec des clichés agrandis jusqu’à 20 fois grâce une lumière polarisée. MobiUS, un système d’échographie embarquée permettant de faire des images ultrasons d’un bébé dans le ventre de sa mère. Ou encore cette lampe connectée pour regarder la rétine des diabétiques.Certaines de ces applications médicales ont même obtenu le feu vert de la Food & Drugs Administration (FDA) aux Etats Unis. Preuve de leur valeur ajoutée.



Quels types de questions posent ces outils ?

Une multitude de questions sur le traitement des données, leur stockage et leur protection. Mais aussi des questions d’éthique et des questions sur les acteurs et l’organisation de l’innovation en santé.