Service d’accès aux soins (SAS) : la garantie d’un accès aux soins partout et à toute heure

Proposé dans le cadre du Pacte pour la refondation des urgences et réaffirmé lors du Ségur de la santé, le Service d’accès aux soins (SAS) est un élément clé du nouveau modèle de prise en charge des patients. Objectif : répondre à la demande de soins vitaux, urgents et non programmés de la population partout et à toute heure, grâce à une chaîne de soins lisible et coordonnée entre les acteurs de santé d’un même territoire.

Le SAS, qu’est-ce que c’est ?

Le Service d’accès aux soins est un nouveau service d’orientation de la population dans leur parcours de soins. À terme, il permettra d’accéder à distance à un professionnel de santé qui par exemple fournira un conseil médical, proposera une téléconsultation, orientera selon la situation vers une consultation non programmée en ville, vers un service d’urgence ou déclenchera l’intervention d’un SMUR.

En lien avec les services de secours, le SAS est fondé sur un partenariat étroit et équilibré entre les médecins de ville et les professionnels de l’urgence hospitalière des SAMU.

Une phase d’expérimentation menée dès 2021

À partir de janvier 2021, une première étape d’expérimentation de projets pilotes sera menée. Elle permettra de définir les modalités de généralisation du SAS avec tous les acteurs du système de santé.

Pour mener cette expérimentation, un appel à projets a été diffusé via les Agences régionales de santé (ARS) en juillet 2020 pour identifier des projets pilotes sur l’ensemble du territoire. De nombreux acteurs ont fait remonter leurs projets, témoignant ainsi de la dynamique partenariale entre professionnels.

Au total, 22 projets ont été retenus pour faire partie de la première phase d’expérimentation. 13 régions de métropole et des outre-mer sont représentées : ainsi, les différents sites pilotes couvrent plus de 40 % de la population, ce qui assure une couverture territoriale large, concernant aussi bien des pôles urbains que des territoires moins denses ou connaissant des problématiques de désertification médicale.

Chacune des candidatures a fait l’objet d’une étude par le ministère selon différents critères (fluidité du parcours de l’usager, pertinence des partenariats, qualité des outils, équilibre entre acteurs hospitaliers et libéraux). Des échanges ont été organisés avec chacune des 13 ARS concernées, de même qu’avec les représentants de syndicats nationaux de médecins libéraux qui ont pu émettre leurs avis sur ces candidatures.

Un accompagnement des projets expérimentateurs par le ministère et les ARS

À la suite de l’annonce des projets pilotes retenus, un dispositif national d’accompagnement sera mis en place et piloté par une équipe du ministère dédiée au SAS. Son rôle étant de suivre les équipes pilotes dans leur préparation des expérimentations et de sécuriser le lancement des projets en janvier 2021.